| Enseneda, Rosario de Arriba, Guerrero Negro, San Ignacio, Mulege… On avance, on
avance, on avance, on a juste assez d’essence,
mais on avance. Avec ses 1700 km de long, la Baja California ne
nous
ménage pas, d’autant que la "Mex 1" zigzague
d’une côte à
l’autre au gré du relief (80 km de large en
moyenne, une broutille, sauf que c’est à peu
près notre moyenne horaire !). Mais à partir du
28ème parallèle, qui
sépare la Baja
Norte de la Baja
Sur, les paysages
sont si beaux qu’ils nous font oublier les rhumatismes
d’Harvé.
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Immenses et majestueux, les cactus candélabres se dressent dans des plaines arides ou au milieu d’amas rocheux, près de Cataviña. Tellement impressionnants que le plaisir reste intact, jour après jour, ou sieste après sieste pour Romain, qui se réveille avec le même cri enthousiaste à chaque fois : "des cactuuuuus !!!" | ![]() |
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Autre piquante attraction du coin, les missions, bâties par les Jésuites autour du XVIIIème siècle. De belles églises… mais à quel prix. La première fut construite en 1699, à Loreto, qui peut se vanter d’avoir été pendant plus d’un siècle la capitale de la Californie. L’église actuelle a été reconstruite au XIXème siècle, et le musée adjacent retrace l’évangélisation de toute la péninsule… sans évangélisme. À voir les Christ en croix et autres représentations hyperréalistes dont se sont servis les Jésuites, on comprend que les Indiens aient pu faire des cauchemars. |
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De bonnes
initiatives quand même, les palmeraies que les
Jésuites plantaient autour
de leur mission, comme à Mulege et à San Ignacio. Petite
oasis de
fraîcheur, avec son village
assoupi et ses palmiers dattiers, San
Ignacio restera l’une de nos plus jolies
étapes…
Nous
étions à Loreto
pour
l’épiphanie, fête des Enfants ici
puisqu’ils
reçoivent leurs cadeaux de Noël. Nous
sommes tombés sur une messe toute
simple, à la guitare, et plus loin, sur une foule
agglutinée dans le
parking d’un centre commercial. Sur le podium
s’époumonaient de drôles
de personnages… dont Schreck et son ogresse !!!
Drôles de Rois mages…
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| Côté rencontres, nous ne sommes encore que des "gringos" parmi d’autres, beaucoup de Mexicains s’obstinent à nous parler en anglais malgré nos braves "no hablamos ingles, somos franceses y entendemos español un poco !" | |
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Mais
les
langues se délient, les Américains tout aussi
perdus que
nous sont plus ouverts en "terrain neutre" et nous
jonglons entre les deux idiomes. Même les Californiens sont
différents
ici, nous avons sympathisé avec des "organic farmers" qui
nous ont
répété 4 fois qu'ils n'avaient pas
voté pour Bush ! Romain s'est fait
son premier copain mexicain (qui n'est pas le fils du commandant
Marcos, malgré les apparences) comme quoi, pas besoin de
beaucoup de
vocabulaire commun... pour échanger ses petites
voitures !
Sinon, un petit
accrochage et une visite au poste valent toutes les méthodes
Assimil... |
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La Baja, c'est encore
des
plages somptueuses et désertes... avec un peu de
pratique et en glanant des infos
par-ci par-là, nous arrivons à camper dans de
petits coins paradisiaques... San
Ignacio, Playa del Coyote (Bahia
Conception), Playa Tecolote (nord de La Paz)
sont notre trio gagnant. Premiers bains, premiers repas au coin du feu,
on l’aime bien notre roulotte, mais ça fait un
bien fou
d’en sortir enfin ! À Puerto Lopez Mateo, les baleines ont fait les timides (trop tôt dans la saison), ce sont les dauphins qui ont assuré le spectacle, grandiose... et les pélicans, le show aérien de Playa Tecolote. |
| En ce début de voyage, difficile de concilier notre soif de découverte, les capacités de notre roulotte et le rythme de nos deux p’tits bouts. Tant pis pour les peintures rupestres (trop de piste), La Paz et les musées un peu vite expédiés... à nous le continent ! | Plus de photos... |