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| Les
sautes d'humeur
d’Harvé nous obligent à affronter Buenos Aires, avec
2 enfants en bas âge et
une roulotte de 9m. Mais comme on nous
prête un appartement, on se prend à
rêver de
baby-sitters et de folles virées nocturnes...
Évidemment, rien ne s'est
passé comme
prévu, mais on gardera de Buenos Aires une
série
de portraits attachants ! |
| Le
premier personnage que nous rencontrons, c'est Hugo Rosa,
mécanicien de son état, bien sûr.
Épuisés
par trois longues journées de
route, nous n'avons qu'une hâte, abandonner Harvé
et les
joies du nomadisme pour nous reposer dans l'appartement tant
convoité... Le hic, c'est que l'appart n'est finalement pas
disponible, et qu'il faut improviser, alors que les
auberges de jeunesse refusent notre marmaille et que les
hôtels
abordables sont tous plus glauques les uns que les autres.
Après 3 déménagements en 4 jours, nous
posons
enfin nos sacs à dos dans le quartier de la Recoleta. Les
petits
peuvent reprendre leurs marques, et notre sympathique logeuse,
Marimée, les incite à se
sentir "comme à la maison". Ces premiers jours à Buenos Aires mettent nos nerfs à rude épreuve. Charles s’épuise en allers-retours chez les mécanos, tandis que je tourne en rond autour de la Recoleta, bien seule face à une Inès épuisée et épuisante. Nous sommes en mode "survie", bien loin du petit appart, des nuits torrides et des baby-sitters à gogo... |
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| Heureusement,
en Argentine, nous ne restons jamais seuls très longtemps.
Les
contacts des copains fonctionnent, et les amis de nos amis deviennent
nos amis, forcément ! Nous sommes ravis de retrouver Dolores
et
sa bonne humeur communicative, et sa mère, Cris,
achève
de nous requinquer à coup de délicieuses empanadas. Bati,
qui nous suit sur le net depuis plusieurs mois, partage un verre avec
nous avant
de s'envoler pour... la France ! Et Sophie-copine d'Astrid, expat
à Buenos
Aires, nous initie au monde du Tango. |
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Un soir, autour des balançoires, nous faisons la connaissance d'un couple très sympa et d'une jumelle d'Inès, Francesca... Jorge, voyageur lui aussi, et Valeria, impressionnés par notre périple, ne cessent de répéter "que buena onda" (alors qu'on est plutôt au 36e dessous). Un vrai coup de foudre, puisque le soir-même nous partageons leur repas, et que le lendemain soir... nous leur laissons les p'tits ! | ![]() |
| Un peu gonflé, c'est vrai, mais depuis le temps qu'on nous tanne avec le tango de Buenos Aires, on a très envie de nous encanailler, nous aussi. On profite donc lâchement de nos nouveaux amis pour rejoindre Sophie au Festival du Tango. Rien à voir avec les pas de deux compassés que l'on croise dans nos fêtes hexagonales, ici le Tango est tonique et sensuel, les geste sont lents mais très techniques, chez les jeunes comme chez les plus... chevronnés. On passe devant des stands au charme désuet, on salue des costumes à paillettes et des bandoneons. Moi je craquerais bien pour ces escarpins à la cambrure affriolante, qui vous transforme illico une routarde en femme fatale... | ||
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Le spectacle nous enchante et, pris par l'ambiance et le p'tit vin blanc de Mendoza, on improviserait bien quelques pas... Heureusement, nous attendons les ruelles désertes de la Boca pour oublier nos inhibitions. Et encore, avec Inès et Romain comme partenaires ! | ![]() |
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Que buena onda Buenos
Aires, cette
insomniaque survoltée ! Bien qu'un peu
"décalés", nous tombons sous le charme. Pour un
itinéraire "zen", rejoindre les quais
de Puerto
Madero avec ses ponts élégants, sa
frégate et ses
terrasses au bord de l'eau. Humer le discret parfum
français de la Recoleta,
avec ses immeubles qui ne
dépareraient pas sur les boulevards parisiens, ses espaces
verts
et son église, voire même son
cimetière, pour
bénéficier d'une paix royale. A Palermo, se perdre
dans
l'immense zoo et se ressourcer dans le jardin
japonais. Enfin, le week-end, direction
la Boca et
San Telmo,
où le trafic laisse place aux
piétons, aux peintres, aux musiciens des rues,
aux
infatigables danseurs de Tango... et aux touristes.
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Un
matin, je regarde Palermo
Viejo s'éveiller, tard bien sûr, le
quartier
est noctambule et la journée commence aux alentours de midi.
Les
arbres au bord des rues pavées cachent des devantures
hétéroclites,
vintage ou design. Intriguée par un porche à
l'ancienne, je me retrouve
dans la
boutique Nike, un papier peint fleuri côtoit l'ultra
moderne... les baskets exposées comme des oeuvres d'art,
d'ailleurs, on m'apprend poliment
qu'une seule photo est acceptée... pour ne pas en
abîmer les couleurs, probablement. Mais ça
ne suffit même pas à ternir mon humeur, parce que
les étiquettes de ces
boutiques de luxe restent ridiculement abordables, et que je peux
m'offrir deux robes en solde pour le prix d'une serpillère
chez H&M... |