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Sur le bord du Lac Peten Itza, à quelques dizaines de kilomètres de Tikal, El Remate est le lieu idéal pour se remettre du voyage. D’ailleurs, toute la fatigue s’envole au bout de quelques verres, et un convoi s’organise pour aller admirer la pleine lune à Tikal (avec notre « bus », une tente et une couchette en plus, on se prend presque pour un Tour Opérateur !). On assiste effectivement au coucher de soleil sur la jungle, puis au lever de la lune… Tikal ne dort jamais, certains se font tout petits pour y passer la nuit, d’autres partent en visite guidée… à 4h du matin !!! C’est le minimum pour espérer surprendre un puma ou un guépard. |
| Levés
à 6h
à l’appel des singes hurleurs, nous nous
contenterons de quelques lémuriens et singes
araignées. C’est mon
anniversaire, j’ai droit à 1h30 de marche, seule
dans la jungle ! Puis
la visite se poursuit à 4, les pyramides sont à
pic, la montée du Mundo
perdido… épique ! Au sommet, je pose
pour la
postérité, malade de voir
Romain sautiller à 30 m du sol, et Inès dormir en
équilibre dans le
porte-bébé ! Des contraintes bassement matérielles (plus d’argent, plus d’essence, frigo vide) nous forcent à quitter El Remate… à regret !!! Merci Amar et Satya pour la belle leçon de « voyage », on pense souvent à vous, à votre approche des choses, sensible et généreuse… |
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| Cap sur Rio Dulce, nous traversons le Peten et sa magnifique forêt tropicale. Mais Charles n’a pas trop le temps de l’apprécier, il découvre les Guatémaltèques au volant, avec quelques sueurs froides… Comme au Mexique, ils roulent à 3 voire 4 sur deux voies, mais là, plus de bande de sécurité pour se faire tout petit… | |
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A Rio Dulce, nous cherchons à laisser Harvé en lieu sûr, le temps d’une petite escapade sur le fleuve jusqu’à Livingston. On nous dirige vers le Yacht Club, et nous déboulons, médusés, au milieu de rutilants yachts devant lesquels Harvé fait piètre figure. Certains se portent bien au Guatemala (mais en petit nombre). Sentiment confirmé pendant la balade en lancha vers Livingston : le long du fleuve, de superbes maisons secondaires côtoient les huttes de fortune des pêcheurs qui vivent là. Nous préférons largement la balade à la ville elle-même. Envahie depuis peu visiblement par les parpaings et les voitures, Livingston ne dégage pas un charme fou, malgré la gentillesse des habitants à majorité black, les Garifuna. La balade, par contre, est vraiment agréable, sous bonne escorte des hérons et des pélicans. |
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Nous avons
décidément de la chance, à notre
escale à Ciudad
Guatemala,
Jean-luc, un Français installé là
depuis une trentaine d’années, nous
offre la sécurité d’un quartier
surveillé et nous reçoit au pied levé
avec un rosé en terrasse… bonheur.
Nous filons sur Antigua. Nous
sommes vite mis au parfum, c’est un dimanche de
carême, et toute la
ville regarde défiler les « pénitents
» à pas lent… le soir, la place
centrale s’anime à la lueur des bougies, et les
chants plaintifs des
Indiennes s’élèvent, poignants. Notre
petit mystique est aux anges, sa
petite flamme à la main…
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Antigua est une jolie ville coloniale, animée sans être surpeuplée, avec de larges rues pavées. Elle a revêtu son habit de carême, le mauve des jacarandas domine la jolie place centrale. Vraiment dommage qu’à cause de ses écoles d’espagnol reconnues… ça ne parle qu’anglais à chaque coin de rue !!! On arpente la ville dans tous les sens, on visite le musée de Jade, le marché, mais c’est à peu près tout. A ce stade du voyage, les « villes » se font rares, il nous faut donc expédier les corvées (linge, assurance, paperasse). |
| Encore quelques frayeurs et quelques prières muettes sur la route vers le lac Atitlan. Difficile de ne pas voir la pauvreté gagner du terrain, au fur à mesure qu’on avance dans cette région, durement touchée par l’ouragan Stan en octobre dernier. Les villages autour du lac se remettent difficilement de la tragédie. Mais, comme à Rio Dulce, ça n’empêche pas les hélicos de tourner et les jet-skieurs de skier… Sous les nuages les premiers jours, le plus beau lac du monde daigne enfin se montrer dans toute sa bleuté, avec en fond les trois volcans , c’est magique ! Mais le rythme est un peu trop soutenu, et les balades en lancha jusqu'à Santiago et San Pedro vite éprouvantes pour toute la famille. Nous retrouvons avec bonheur notre petit bout de terrain à l’entrée de Panajachel, les yeux sur les volcans et les roues près du lac. Là encore, une belle soirée s’improvise autour d’un feu, d’une carte et d’une brique de Clos (vin rouge célèbre dans ce petit coin de la planète). Alain et Elizabeth quittent le Québec pour s’installer au Nicaragua, encore une belle histoire de déroutés… | ![]() |
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Il faudrait déjà songer à repartir… le marché de Chichicastelnango est alléchant, mais la route difficile et les enfants tout juste reposés. Trop frustrant, je me décide à la dernière minute et lâche la petite troupe pour une virée solitaire, juste moi et mon Minolta, aahhh…. Mais ma mauvaise conscience me titille sans doute, parce que je passe la matinée à traquer des bébés dans leur baluchon !!! Je m’enivre de couleurs, d’étoffes et… d’encens, une procession force le passage à travers les étals. |
| Romain
ne le sait
pas encore, mais je voyage dans un de
ces bus mythiques que nous admirons depuis notre arrivée. Un
touriste
français amusé par ma «
témérité » me prend en
photo, je n’y avais pas
pensé, mais il m'offre une magnifique photo souvenir ! Le voyage est éprouvant, mais tellement riche, coincée sur une fesse au fond de la banquette, je n'en perd pas une miette... Dieu est fortement mis à contribution pour que le voyage se passe bien, mais finalement, c’est bien moins impressionnant de prendre ces bus que de les voir débouler en face !!! |
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De longues journées de route nous attendent, puisque nous voulons traverser le Salvador et le Honduras d’une traite pour arriver le plus vite possible au Nicaragua. Dernière nuit, dernière halte au Guatemala, dans le jardin d’un petit resto de bord de route. La piscine vient d’être remplie, on se délasse de toute la fatigue d’une journée de route. Tout cela sous les yeux du vieux proprio, accueillant et bavard, qui ne nous a pas réclamé un seul quetzal (un peu gênés, nous grignotons quand même au resto). Et nous repartons en buvant ses paroles : "je serais heureux que vous gardiez un bon souvenir du Guatemala..." |
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