La cathédrale, le marché, le zocalo, le triptyque des villes mexicaines commence à nous être familier. On se régale à flâner dans les rues toutes colorées d’Oaxaca… particulièrement avant 10h, quand la ville dort encore (!), ou en fin d'après-midi, aux abords de l’Iglesia Santo Domingo, où nos pas nous ramènent irrésistiblement. Regarder le soleil se coucher sur la façade de l'église semble être une activité locale à part entière, nous nous efforçons de ralentir le rythme pour être au diapason... |
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Accolé à l'église, le superbe ex-convento nous met dans le bain avant la visite de notre premier site préhispanique. On peut y admirer le « trésor de la tombe 7 » de Monte Alban, une collection de bijoux digne de la Castafiore, le bon goût en plus. Un petit tour au Museo Rufino Tamayo finit de nous décider, hasta luego les villes coloniales, à nous les sites en « èque » ! | ![]() |
Nous dormons à 2 km de Monte Alban, et pourtant, sur place, quelques bus nous ont déjà devancés. Râlant ! Par la suite, Inès se montrant involontairement très coopérative en réveillant tout le monde avant le lever du soleil, nous serons toujours les premiers à l’ouverture. À cette heure matinale, tous les touristes sont français, ou presque. Pendant que les gringos bronzent à Cancun, nos compatriotes suent à grosses gouttes sur les sites préhispaniques… c’est l’exception culturelle française ! Le site est impressionnant dans la lumière du matin, à 2 000 m de hauteur. Romain gravit les premières marches en tête, bousté par les héros des Cités d'Or... une dizaine de pyramides plus tard, à la fin du Yucatan, il ne nous réclamera plus du tout son dessin "allumé" préféré... |
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La
période faste de Monte
Alban s'étendrait entre
350 et 500
ap JC, avec
les Zapotèques, mais le site avait
déjà été
repéré par les
Toltèques (avant) et
fut récupéré ensuite par les
Mixtèques (plus tard). Et encore, les guides divergent... au
moins tout le monde est d'accord sur un point, il faut profiter de la
vue : magique ! On enchaîne par un petit tour par Mitla, avant de rejoindre la côte Pacifique, enfin. Ça va quand même faire un mois qu’on a quitté la mer ! |
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| Nous
échouons
d’abord sur une plage quasi déserte, playa Cangrejo,
puis
à Zipolite.
Un "petit paradis", l’océan
est dangereux mais
magnifique, la plage bordée de paillotes en bois, cabañas
ou restos,
qui se succèdent plutôt harmonieusement. Dans les
bars,
des hamacs colorés font office de sièges. Ce paradis est drôlement peuplé. Des amoureux, des nudistes, des gays, des vieux hippies, et mêmes des vieux hippies gays, nudistes et amoureux ! |
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Tôt le matin, la plage se remplit de postures bizarres et de gestes au ralenti, ça pourrait être Manu rejouant la scène mythique de Karaté Kid mais je pencherai plutôt pour du Yoga ou autre importation orientale. Un univers aussi étrange que fascinant, si seulement notre voyage pouvait nous apporter une telle sérénité... |
| Mais rien n’est plus éloigné du concept de "sérénité" que deux enfants en bas âge sur une plage. Même sous une palapa providentielle, Inès s'agite comme une puce, son sang de bourguignonne bouillonne par cette chaleur. Romain a trouvé d'autres fans de petites voitures, ouf, mais c'est quand même un cache-cache permanent pour lui mettre la crème solaire, la casquette, le tee-shirt... | |
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Pendant que Charles bichonne Harvé (bye bye la moquette, longue vie au lino !), j’observe les Mexicaines du camping. Elles balayent 5 fois par jour pour lutter contre le sable, font la lessive, la cuisine, la vaisselle, surveillent les enfants du coin de l’œil et se posent trois fois par jour pour le desayuno, l’almuerzo et la cena. C'est vrai qu'on a passé l'hiver en tongues et qu'on a meilleure mine, mais nos journées ressemblent encore beaucoup trop aux leurs et pas assez à celles des doux illuminés en tailleur sur la plage pour qu’on soit sur le chemin du nirvana… allez, encore un petit effort ! |
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