| Le plus dur reste
à faire, écrire le dernier carnet... alors que le site inachevé nous donnait l’illusion d’être encore sur les routes ! |
| Ultime
étape de notre voyage, Salvador de
Bahia n'en finit pas de danser sous nos yeux. |
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| À Itaparica,
en face de Salvador,
j’aperçois sur son île
Serge le marin, la Pousada
Passageiro do Vento et sa famille
recomposée. Un
vieil ermite impressionnant, avec son œil malade et sa
crinière
blanche, mais Inès aime à se blottir dans ses
bras, et Romain
l’écoute comme un grand-père. On ne
voit bien qu’avec le coeur... Nous adorons aussi sa filleule,
Gabriele,
au sourire magique, et Mauricio,
homme
à tout
faire le jour et capoeiriste
la nuit. Les esclaves, pour pratiquer la capoeira
sans attirer l’attention des colons,
l’avaient fait passer
pour une danse. Mais autour de Mauricio,
la
musique s'accélère,
les corps se rapprochent et les gestes se font de plus en plus
vifs et
précis, nous rappelant soudain que la capoeira est
à l'origine un redoutable art martial. La tension monte,
amplifiée par la musique du berimbau,
un drôle d'instrument composé d'un baton, d'un fil
d'acier
et d'une calebasse. Nous vibrons nerveusement au rythme des capoeristes,
tandis que les enfants partent se
défouler au milieu des petits brésiliens... |
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A Salvador, je revois Valérie, Hervé et leurs deux petites filles qui parlent le français avec l'accent chantant bahianais. De vrais anges gardiens qui nous aident à déjouer une dernière fois les pièges de l’administration brésilienne. Dans la pousada à leur image, simple et chaleureuse, les enfants se sentent immédiatement chez eux. À tel point que l’œil de Charles pétille quand Valérie lui avoue chercher un repreneur pour l'auberge... |
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Dans le quartier historique, Stéphane, perché sur sa fenêtre, semble nous attendre... il nous entraîne dans la Casa Vila Bela, une pousada de charme, qu’il rénove depuis 3 ans. Avec sa femme, l’exquise Gerusa, et ses trois enfants, nous partons fêter Santo Antonio dans "son" quartier. Lors d'un mouvement de foule, nous perdons Romain. Je panique, mais la fête est si peu touristique que les policiers brésiliens n’ont aucun mal à réunir nos deux visages, bien plus pâles que d'ordinaire... | ![]() |
| De
l’autre côté
de
l’Atlantique, l'excitation monte, les mails ne parlent plus
que de
dates, de rendez-vous et de compte à rebours.
Mais il nous
a fallu 20 mois pour arriver enfin à cette
maîtrise de
l’improvisation, de la
balade sans but, de la
rencontre
fortuite, alors nous savourons jusqu'au dernier instant cet art de
vivre à la "brésilienne",
sans montre, sans plan, sans précipitation... Ciao Bahia, je n’oublie rien... |
| La fin d'une
belle histoire,
donc... mais pas pour tout le monde ! Figurez-vous
qu’Harvé rempile pour un tour, un tour du
Brésil,
d’Amérique du sud, ou du monde qui
sait... Comme un dernier clin d'oeil d'Hermès ou tout autre
dieu
des
voyageurs, il y a quelques mois déjà, une famille
marseillaise
nous
avait proposé de nous racheter notre bolide. À
leur
arrivée, nous ne savons pratiquement rien d'eux, si
ce
n'est le doux prénom de leur cadette, Inès. Aussi
sommes
nous autant curieux qu'anxieux à l'idée de leur
vendre
notre véhicule américain... au Brésil.
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Merci
à vous tous qui avez rêvé et
tremblé
à nos côtés et qui réclamez
une suite...
et bonne chance à ceux qui sont sur les routes ! |