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20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu


GERER SA TIRELIRE EN VOYAGE

Il y a sans doute des milliers de façons de s'organiser. Notre système n'est peut être pas le meilleur, mais il fonctionne ! Voilà les questions auxquelles nous avons tenté de répondre :

1.    Comment organiser nos comptes ?
2.    Comment suivre nos opérations ?
3.    Comment se procurer du liquide ?
4.    Comment prévoir l’imprévisible ?

1.    Comment organiser nos comptes ?
Même si le fait de jongler entre plusieurs comptes différents ne correspondait pas à notre projet d'une "vie plus simple", nous avons du admettre que nous n'avions pas le choix. Les plafonds des comptes épargnes étant ce qu’ils sont, il faut en additionner plusieurs pour tenir 20 mois (CEL, CODEVI, etc). Nous avons un compte chèque que nous alimentons régulièrement en piochant dans ces comptes épargnes.
Ce que l'on fera pour le prochain voyage : avoir plusieurs comptes car avoir plusieurs cartes n'est pas suffisant. En Amérique latine, HSBC est très bien représenté. Peut-être qu'un compte chez eux peut faciliter certaines opérations...

2.    Comment suivre nos opérations ?
Toutes les banques offrent maintenant la possibilité de suivre ses comptes sur internet et, de plus en plus, permettent les opérations bancaires en ligne. C’est un outil extraordinaire en voyage. De n’importe quel cyber-café, nous pouvons consulter nos comptes et effectuer les virements nécessaires pour anticiper les futures dépenses. Attention quand même, avec le login et le mot de passe, celui qui "observe" la connexion peut lui aussi effectuer toutes ces opérations ! On n'utilise donc bien sûr jamais les cookies qui proposent d'enregistrer ces paramètres.

3.    Comment se procurer du liquide ?
Evidemment, le moyen le plus simple et le moins cher reste la carte bancaire (avoir une visa et une eurocard/mastercard permet d'aller à peu près partout). Ce n’est pourtant pas une solution-miracle. Tout d’abord parce que dans certains pays, l’utilisation du distributeur automatique est loin d’être monnaie courante ;-). Ensuite, il y a non seulement un plafond de retrait (qui dépend de la carte elle-même) mais aussi un plafond de sécurité (selon les pays). Avec la plus généreuse des cartes "premier", on peut donc se retrouver aussi limité que le plus fauché des routards.
Au guichet, les retraits sont payants, mais en général moins limités. 

En dépannage, nous avons quelques travellers-chèques (la commission est trop importante pour les utiliser au quotidien). Sinon, certains commerçants et hôtels acceptent de donner du liquide contre un règlement par carte bancaire, moyennant une petite commission (c'est souvent le cas dans les villes où il n'y a pas de distributeur).
Se renseigner avant le départ sur les commissions pour les paiements et les retraits faits à l’étranger, les différences d’une banque à l’autre sont importantes. D'autre part, il semblerait que certains grands distributeurs comme Auchan proposent des cartes visa dont les commissions à l'étranger sont très faibles. Mais pour obtenir une carte chez eux, il faut des bulletins de salaire fournis. Ne pas s'y prendre trop tard donc.

4.    Comment prévoir l’imprévisible ?
Dans notre budget, nous avons prévu des extras (pour les contraventions, les pannes ou les incidents qui jalonneront forcément notre parcours). Ce n'est pas du luxe, puisque nous comptions déjà à notre actif au bout de 2 mois de voyage :
- un accrochage (200 euros)
- la pompe à eau à changer (120 euros)
- une batterie (60 euros)
- et surtout, toutes les dépenses qu'on avait jugées négligeables et qui pèsent lourd au final (péages, parkings payants, et j'en passe !)
Au quotidien, on essaie donc toujours d’avoir environ 400 euros d’avance sur nos dépenses, dont nos 200 euros de travellers-chèques.

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