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20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu

Dernière mise à jour : le 5 mai 2007
INFOS PRATIQUES concernant l'Argentine

    L'Argentine fait plus de 5 fois la France. Les distances sont donc à la hauteur... D'autre part, entre l'altiplano, le Chaco, et la terre de feu, il est difficile de faire des généralités. Voilà toutefois les quelques remarques générales que l'on a pu regrouper après 6 mois de route dans ce fabuleux pays.
    Les axes principaux sont en général excellents. Très bon revêtement, peu de circulation. Pour les routes secondaires (en gros, tout ce qui sort des grosses villes), c'est beaucoup plus variable. Ça va de la route goudronnée à la piste tape-cul la plus pénible du monde. On a donc fait un petit récap à la fin pour chaque route empruntée.
   Ce qui nous a frappé en arrivant de Bolivie, c'est de voir à quel point l'Argentine ressemblait à l'Europe (grandes surfaces super achalandées, rues commerçantes très chics, mentalité très occidentale, etc.). A côté de cela, les salaires sont plutôt bas en Argentine. Même la classe moyenne vit avec des revenus faibles. La vie n'étant pas très chère à pas cher du tout (le nord en particulier), ça s'explique. De même, lorsque nous avons eu besoin de main d'oeuvre (mécanique, bricolage, etc.), l'addition a toujours été faible. C'est donc un endroit très approprié pour faire quelques travaux d'entretien, s'équiper en pneus, etc. Toutefois, préférer Buenos Aires qui est la seule ville vraiment bien équipée pour le camping-carisme.

Argent
: le peso argentino ($). 1€ = 4$. On a eu quelques problèmes pour les plafonds de retrait aux guichets automatiques avec nos cartes visas. Les guichets appartiennent soit au réseau BANELCO, soit au réseau LINK. Pour le premier, le plafond est de 300 pesos (soit environ 80 euros : la misère !). Pour le deuxième, selon les régions, on a eu des plafonds entre 1050 et 1500 pesos (bien mieux !)

Equipement : C'est un peu comme chez nous, centres commerciaux, magazins immenses, concessionnaires de tout type. On trouve en gros tout ce qu'on veut dans les grandes villes. Attention toutefois aux régions reculées, notamment la Patagonie, où on trouve l'indispensable, mais guère plus dans certains endroits.

Police/armées : Pas mal de contrôles sur les routes (à cause des grands réseaux de contre-bande qui sévissent sur les milliers de km de frontière avec la Bolivie, le Chili, le Paraguay notamment). Les postes sont souvent fixes. On ralentit, le policier arrête un peu en fonction de la tête du client. Jamais eu de problème. Pensez à rouler avec les feux et les ceintures (devant), certains se sont pris des PV pour ça.
 

Stationnement : A part en haute saison (janvier) dans les endroits très touristiques, on peut en général facilement se garer en ville. Le stationnement est rarement payant, et lorsqu'il l'est, le tarif est très faible.

Réseau routier : Comme beaucoup d'autres voyageurs, nous avons acheté l'Atlas de rutas FIRESTONE (on a un peu galéré pour le trouver à Salta). Il existe en petit et en grand format. Mise à jour très précise. On a toujours trouvé des routes goudronnées là où c'était indiqué. L'inconvénient est qu'il est très mal organisé (on a souvent du mal à tomber sur la carte qu'on cherche). Plans des grandes villes inclus. Notre bible sur la route.

Recap de nos trajets :
Yacuiba (Bolivie)-Profesor Salvador Mazza-Salta
Salta-Jujuy
Jujuy-La Quiaca
La Quiaca-Pozuelos
Pozuelos-Abra Pampa
Abra Pampa-Tres Morros-San Antonio de los Cobres (ruta 40)
Purmamarca-Paso de Jama (vers San Pedro de Atacama)
Salta-Cachi
Cachi-Cafayate
Salta-Cafayate
Cafayate-Amaicha del Valle (ruta 40)
Amaicha del Valle-Tafi del Valle-Tucuman
Tucuman-Catamarca-La Rioja
La Rioja-Via Union (via Talampaya et Ischigalasto)
Via Union-San Juan-Mendoza
Mendoza-Uspallata-Puente del Inca
Uspallata-Parque nacional El Leoncito
Mendoza-Neuquen-San Antonio Oeste-Puerto Madryn
Puerto Madryn-Valdez (et routes de la péninsule)
Puerto Madryn-Trelew-Punta Tombo
Trelew-Camarones-Cabo dos Bahias
Trelew-Comodoro Rivaldavia
Comodoro Rivaldavia-Sarmiento (bosque petrificado)
Comodoro Rivaldavia-Puerto San Julian (et bosque petrificado de Santa Cruz)
Puerto San Julian-Parque nacional Monte Leon
Puerto San Julian-El Calafate
El Calafate-Glaciar Perito Moreno
El Calafate-Esperanza-Rio Turbio
Rio Gallegos-Ushuaia (via Punta Delgada, Chili)
Tolhuin-Cabo San Pablo
Ushuaia-Estancia Harberton-Estancia Moat
Ushuaia-Parque nacional Tierra del Fuego
San Carlos de Bariloche-Villa la Angostura-San Martin de los Andes
San Martin de los Andes-Neuquen
Neuquen-Bahia Blanca-Buenos Aires
Uruguaiana (Uruguay)-Paso de los Libres-Posadas
Posadas-Puerto Iguazu

Yacuiba (Bolivie)-Profesor Salvador Mazza-Salta
Route entièrement goudronnée. Peu de circulation. Plat jusqu'à General Guemes. Bonne côte ensuite pour arriver à Salta (2*2 voies). On circule bien. Pas mal de contrôles de police et quelques traversées de villes cassant un peu la moyenne.

Salta-Jujuy
Il y a 2 routes : la ruta 9 (la plus directe sur la carte). Etroite, en travaux partout (et qui dit travaux, dit pas de goudron sur plusieurs km), sinueuse, dangereuse. En plus, elle n'est pas particulièrement belle. On l'a trouvée très désagréable (compter 2H).
Et il y a la grande route (toute goudronnée) qui fait le tour par General Guemes. Plus de km, c'est vrai, mais plus rapide et surtout, on y risque moins sa peau ! (compter 1H30)

Jujuy-La Quiaca
On met un peu de temps à sortir de l'agglomération de Jujuy, mais ensuite, on roule très bien sur cette excellente route. Ça grimpe, ça grimpe, ça n'en finit pas de grimper. On atteint quand même les 3500 mètres à la fin ! La route est goudronnée de bout en bout. Le revêtement est très bon. Pas de lacets serrés, ça monte en ligne droite (ou presque). Bonne moyenne donc. Et c'est magnifique à partir de Purmamarca, ce qui ne gâche rien !

La Quiaca-Pozuelos
Que de la piste, mais bonne en général. On passe par Cienaguillas, où on prend à gauche vers Pozuelos (là, la piste devient vraiment très bonne). Pour aller jusqu'à la laguna (magnifique par ailleurs !), on tourne à droite 7 km après Pozuelos. C'est de la bonne tôle ondulée jusqu'au rio (2 ou 3 km). Après le pont, prendre à droite la piste qui passe devant les guardaparque (on ne les a pas vus) et piste correcte jusqu'à la laguna. Courage, ça vaut le coup, car au bout du chemin, c'est extraordinaire...

Pozuelos-Abra Pampa
Bon, vous voyez l'état de la piste juste avant le pont ? ben c'est comme ça jusqu'à Abra Pampa : l'enfer ! De la vraie bonne tôle ondulée de bout en bout (ça se calme juste un peu dans le relief). Il y a 45 km, on a mis 2 heures ! ça nous a coûté un frigo (le système à l'ammoniac de l'ancien s'est fissuré...). Heureusement, on est resté sur l'excellente impression que nous a laissé la laguna...

Abra Pampa-Tres Morros-San Antonio de los Cobres (ruta 40)
Après les 9 premiers km, qui sont goudronnés (excellents), commence la ruta 40. En fait, c'est plutôt la fin de cette route mythique d'ailleurs, car elle s'éteint là, sur la ruta 9, après plus de 5000 km s'étalant de Rio Gallegos à ce point précis. On a été un peu déçus, on s'attendait à un beau panneau quand même ! Jusqu'à Tres Morros, la piste est excellente (on a mis moins de 2 heures pour plus de 100 km). On reste intégralement sur le plateau à environ 3500 mètres d'altitude. Pour ceux qui font le tour par Purmamarca, sachez que l'on descend et que l'on remonte en zigzag ensuite (c'est bien plus long), voire le paragraphe suivant à ce sujet. De Tres Morros à San Antonio de los Cobres, nous ne l'avons pas fait. D'après d'autres voyageurs, la piste est bien moins bonne, mais très jolie. Il faudrait compter 4 heures environ.

Purmamarca-Paso de Jama (vers San Pedro de Atacama)
Route maintenant entièrement goudronnée. Très bon revêtement de bout en bout. On monte d'abord en zigzag à 4200 mètres  pour redescendre ensuite à 3700 mètres vers le salar Salinas Grandes (on plonge littéralement dedans). Compter 2 heures jusqu'au salar. Salar praticable (tout aussi lisse que du goudron). Ensuite, la route se poursuit à plat, toute droite, puis petite montée en zigzag vers Susques. A partir de Susques, ça devient magnifique. Salars, lagunes colorées, flamants roses et vigognes. C'est incroyable. Tout cela sur une route parfaite. On monte à 4400 mètres au paso de Jama, puis 4600 et enfin 4800 côté chilien (toujours aussi beau). Nombreux bivouacs possibles (attention, il fait très froid la nuit), voir notre page l'inventaire de nos nuits.

Salta-Cachi
Goudron jusqu'à El Carril et encore sur une dizaine de km après avoir pris à droite vers Cachi. Mais on croise pas mal d'agglomérations. Beaucoup de circulation aussi. Ensuite, on tombe sur une piste correcte, mais rapidement, ça zigzague fort pour monter au Parque nacional Los Cardones. On retrouve le goudron dans le parc, sauf pour ceux qui poursuivent sur la ruta 42. Il paraît qu'elle est très belle. Mais nous avons continué sur la ruta 33 qui est aussi très belle dans le parc. On passe par Payogasta puis Cachi (goudronné jusqu'à Cachi). Compter 4 à 5 heures au total.

Cachi-Cafayate
C'est la ruta 40 comme on peut l'imaginer : une piste plutôt mauvaise. On a roulé à 30 de moyenne. Beaucoup de tôle ondulée, des passages très étroits, mais une très belle promenade : on ne regrette pas ! La partie San Carlos-Cafayate (20 km) est goudronnée.

Salta-Cafayate
Entièrement goudronné. Sortie de Salta assez longue. Pas mal de villages à traverser au début et un peu de trafic. Puis ça devient plus sauvage. La partie intéressante commence à la Garganta del Diablo. Route excellente jusqu'à Cafayate. On a dormi dans la quebrada : voir l'inventaire de nos nuits.

Cafayate-Amaicha del Valle (ruta 40)
Entièrement goudronné. Très bonne route. Bonne piste (10 km aller-retour) pour rejoindre les ruines de Quilmes.

Amaicha del Valle-Tafi del Valle-Tucuman
La route est goudronnée de bout en bout, mais c'est bien là son seul avantage. On zigzague à n'en plus finir du début à la fin (ou presque). Compter 30 km/h de moyenne, et encore ! Il y a pas mal de camions en plus, et vu les virages, pas facile de doubler. La fin en particulier et très pénible. On a l'impression de ne jamais sortir de la forêt. Par contre, c'est tout droit à partir de Santa Lucia.

Tucuman-Catamarca-La Rioja
Route principale. Entièrement goudronnée et presque totalement rectiligne. On croise quelques villages, mais bonne moyenne quand-même. Quelques contrôles de police.

La Rioja-Via Union (via Talampaya et Ischigalasto)
Excellente route, toute droite. Pour Ischigualasto, c'est goudronné jusqu'à l'entrée du parc. La boucle dans le site se fait avec son propre véhicule. C'est une piste, mais on la fait en se suivant à plusieurs véhicules, avec un guide. Pas de difficulté particulière. Bivouac possible.
Pour Talampaya, le parking se situe à quelques dizaines de mètres de la ruta 26. On ne peut pas entrer dans le canyon avec son propre véhicule. Bivouac possible sur le parking : voir l'inventaire de nos nuits.
Attention, pas de station essence entre Patquia et Via Union.

Via Union-San Juan-Mendoza
Goudronnée sauf une trentaine de km entre Huaco et San José de Jachal. Bien prendre la ruta 491 (à droite) à Huaco et ne pas suivre la ruta 40. La piste n'est pas trop mauvaise, restes de goudron à certains endroits. Il ne manque que ce bout-là, donc d'ici peu, avec un peu de chance.... Le reste est très bon. Arrivée assez longue à Mendoza.

Mendoza-Uspallata-Puente del Inca
La ruta 7 est une très bonne route, entièrement goudronnée. C'est l'accès principale à la capitale chilienne depuis l'Argentine. Assez droite malgré l'altitude à laquelle on monte, on garde une bonne moyenne. La vue est splendide à partir d'Upsallata.
Attention à la sortie de Mendoza, il ne faut pas se tromper : prendre la ruta 7 vers Buenos Aires au niveau de la gare routière (énorme carrefour), puis à droite environ un km plus loin vers San Rafael. C'est bien indiqué ensuite.
Si vous passez pas Vilavicencio (ruta 52), le paysage est magnifique. C'est de la piste de Vilavicencio à Uspallata, pas mal de zigzags.

Uspallata-Parque nacional El Leoncito
D'abord un peu de goudron. Intéressant rien que pour la vue et les couleurs de la roche. Au bout d'une quinzaine de km, début de la piste. Bonne à très bonne dans l'ensemble, on roule assez vite. La 2° moitié est même excellent pour de la piste, avec des passages sur de l'ancien goudron (!). Bref, trajet rapide, mais monotone.

Mendoza-Neuquen-San Antonio Oeste-Puerto Madryn
Excellente route goudronnée. Pour le départ, il ne faut pas se tromper : prendre la ruta 7 vers Buenos Aires au niveau de la gare routière (énorme carrefour), puis à droite environ un km plus loin vers San Rafael. La suite est toute droite jusqu'à Neuquen. Peu de villages sur la route. Bonne moyenne. Après Neuquen, longue succession de carrefours et de feux sur une cinquantaine de km (pénible, mauvaise moyenne). Ensuite, c'est la pampa comme on se l'imagine : droite, plate, sans changement. Au moins, on enfile les km...

Puerto Madryn-Valdez (et routes de la péninsule)
La route goudronnée de Puerto Madryn à Puerto Piramides est excellente. La variante qui longe la côte par la plage El Doradillo est une piste de 30 km environ. Assez bonne dans l'ensemble. Assez sauvage.
En dehors de l'accès à Puerto Piramides, ce n'est que de la piste. Très bonne (on roule vite, trop vite...). La boucle par Punta Delgada ne vaut pas le coup si l'on ne s'offre pas l'accès à la punta en question (très cher), car c'est privé et que sinon, on ne voit rien.
Pour Punta Pardelas, prendre la piste qui permet l'accès aux différentes routes de la péninsule. Quelques centaines de mètres avant la bifurcation Punta Norte/Punta Delgada, prendre la piste sur la droite. Très bonne aussi. 15 km depuis Puerto Piramides (voir l'inventaire de nos nuits) : notre meilleur bivouac sans aucun doute.

Puerto Madryn-Trelew-Punta Tombo
La ruta 3 qui longe toute la côté atlantique est très bonne sur cette portion. Pour aller jusqu'à Punta Tombo, on peut, soit prendre la piste qui part quasiment de Trelew, soit prendre la ruta 3 jusqu'au travers de Punta Tombo et bifurquer ensuite à gauche sur la piste. Bien indiqué, à part le contournement de Trelew lors de notre passage (il était en travaux). La piste est correcte à bonne.

Trelew-Camarones-Cabo dos Bahias
La ruta 3 est très bonne. Beaucoup de vent en général. La station service à la bifurcation vers Camarones n'a que du gasoil, mais il y a une autre station quelques km plus bas sur la ruta 3. Route goudronnée très bonne jusqu'à Camarones ensuite. Mais de même, beaucoup de vent. Attention, la station service de Camarones est désafectée. Pour Cabo dos Bahias, c'est une piste (35 km environ). On n'y roule pas très vite, mais le paysage est vraiment sympa. La maison juste avant l'entrée du parc est celle de Florent Pagny... Plages sympas pour bivouaquer tout du long.

Trelew-Comodoro Rivaldavia
Ruta 3 excellente de bout en bout, avec beaucoup de vent. Peu de stations service, attention (voir paragraphe précédent).

Comodoro Rivaldavia-Sarmiento (bosque petrificado)
Entièrement goudronné jusqu'à Sarmiento. Bonne montée au début pour rejoindre le plateau. C'est assez plat ensuite jusqu'à Sarmiento. Ne pas couper avant pour rejoindre directement le bosque, la route est privée en certains endroits. En plus, c'est plus long ! La piste est un peu pénible car un peu dure.

Comodoro Rivaldavia-Puerto San Julian (et bosque petrificado de Santa Cruz)
La ruta 3 est bonne jusqu'à l'état de Santa Cruz. A partir du Santa Cruz, le revêtement est de moins bonne qualité : il est rainuré sur certaines portions (ce qui, couplé au vent de travers, est assez désagréable, voire dangereux...). Pour le bosque, il y a un premier panneau un peu trompeur quelques km avant la piste qui y mène. Piste de bonne qualité, compter une petite heure jusqu'au parc.

Puerto San Julian-Parque nacional Monte Leon
Ruta 3 jusqu'à l'entrée du parc (à ne pas confondre avec l'estancia, 3 km avant). Piste correcte dans le parc, quelques virages un peu serrés, attention ! Peu d'indications dans le parc lui-même.

Puerto San Julian-El Calafate
Soit par la ruta 3 en descendant un peu avant Rio Gallegos et remonter ensuite, soit en coupant par la piste (250 km de moins !). A voir en fonction de votre véhicule. On a fait les 2, on hésite encore. La piste traverse des paysages vraiment sympas et elle est en très bon état, alors.... Compter 3 heures.

El Calafate-Glaciar Perito Moreno
Goudronné jusqu'à l'entrée du parc (après la bifurcation avec lago Roca). Les quarante km jusqu'au glacier sont maintenant bétonnés en bonne partie (il manquait seulement 10 km lors de notre passage, travaux en cours). Revêtement pas très agréable (plaques de béton). Mais la route est jolie, surplombant le lago Argentino.

El Calafate-Esperanza-Rio Turbio
Tout goudronné, sauf si vous choisissez de couper par la ruta 40 (piste) jusqu'à Esperanza. Attention, la station service d'Esperanza ne ressemble pas à grand-chose et n'est pas toujours ouverte. Par contre, elle ne pratiquait pas la double tarification lors de notre passage !

Rio Gallegos-Ushuaia (via Punta Delgada, Chili)
Très bonne route entièrement goudronnée jusqu'à la Punta. Bac toutes les heures minimum. Attention au porte-à-faux lors de l'embarquement et du désembarquement. Une fois en terre de feu, le goudron ne dure pas longtemps côté chilien et à priori, ça ne changera pas de si tôt.... Il y a ensuite 2 pistes pour rejoindre San Sebastian (il y a aussi 2 San Sebastian, un chilien et un argentin, distants de 15 km). La piste classique, la plus à l'est, fait exactement 105 km. C'est la plus mauvaise, la plus fréquentée et celle que font emprunter les panneaux (quand on suit San Sebastian). L'autre piste, plus à l'ouest (celle qui va vers Cameron), fait 95 km, elle est meilleure, et on y est beaucoup plus tranquille. Pour la prendre depuis le bac, quitter le goudron sur la droite 5 km avant la piste classique. Pas de difficulté particulière pour trouver son chemin. Les 2 pistes se rejoignent à San Sebastian (chilien) pour passer la frontière. Piste assez mauvaise ensuite sur 15 km jusqu'à San Sebastian (argentin) où l'on retrouve enfin le goudron. La ruta 3 est excellente jusqu'à Ushuaia.

Tolhuin-Cabo San Pablo
La piste part au niveau d'une caravane de la police (ne pas la rater). Elle est assez bonne dans l'ensemble jusqu'au Desdemona. On traverse de très belles estancias et la côte à l'arrivée est très sauvage. Possibilité d'acheter du poisson frais au pêcheur qui habite à côté de l'épave.

Ushuaia-Estancia Harberton-Estancia Moat
La piste est longue mais plutôt bonne. En plus, il n'y a personne après les camping d'Harberton. C'est au bout que l'on se trouve à l'endroit le plus au sud accessible en véhicule (en Argentine). Toute la partie le long du canal de Beagle est magnifique et mythique !

Ushuaia-Parque nacional Tierra del Fuego
On trouve la piste à la sortie d'Ushuaia. On est vite dans le parc. La piste est correcte également dans le parc, mais les 3 derniers km sont sinueux et étroits.

San Carlos de Bariloche-Villa la Angostura-San Martin de los Andes
La route de Bariloche à Villa la Angostura est entièrement goudronnée. Un peu sinueuse sur la fin. On poursuit quelques km après Villa la Angostura, et là, commence une mauvaise piste (la fameuse route des 7 lacs), mal entretenue et très sinueuse. Beaucoup de travaux lors de notre passage, mais vu l'ampleur de la tâche, il y en a pour quelques années... On retrouve le goudron une quarantaine de km avant San Martin, c'est d'ailleurs l'endroit où la route est la plus jolie. De la piste, on ne voit pas grand-chose. Il faut prendre les pistes secondaires pour profiter des lacs. Là, c'est carrément sportif, mais on est passé, alors...

San Martin de los Andes-Neuquen
Deux routes entièrement goudronnées. Celles qui rejoint l'axe Bariloche-Neuquen est en meilleur état. Paysages surprenants.

Neuquen-Bahia Blanca-Buenos Aires
La sortie de Neuquen est un peu laborieuse (compter au moins 50 km avec feux, ronds-points, etc.). Très bonne route ensuite. La traversée de Bahia Blanca est un peu longue et délicate. Arrivée rapide sur Buenos Aires si on reste sur l'autoroute.

Uruguaiana (Uruguay)-Paso de los Libres-Posadas
Bonne route en général. Penser à prendre la ruta 12, la 14 étant surchargée de camions plein de bois.

Posadas-Puerto Iguazu
Bonne route (ruta 12), mais vraiment en montagnes russes : on passe son temps à monter pour redescendre, et les buttes sont bien marquées !

Essence : Pas très chère en général. Un peu plus que la Bolivie, mais beaucoup moins que le Chili, l'Uruguay ou le Brésil. En Patagonie (à partir d'une ligne El Bolson-Puerto Madryn environ), l'essence et le gasoil sont détaxés. Là, c'est carrément pas cher du tout (moins de 0,30 euros lors de notre passage). Mais attention, les Chiliens ayant pris l'habitude de venir faire le plein de ce côté de la frontière, les Argentins ont sorti une loi qui fixe un prix différent pour les véhicules étrangers. Ainsi, le gasoil y est beaucoup plus cher (environ 1US$ le litre). Fin 2006, on rencontrait donc de nombreuses stations (pour la plupart proches du Chili) appliquant cette règle, mais il y avait aussi encore beaucoup de stations qui ne l'appliquaient pas. Heureusement (pour nous !) elle ne concernait pas l'essence. Mais qui sait si d'ici peu.... Même problème le long de la frontière avec le Brésil dans les états du nord. En particulier à Iguazu ! Là, même l'essence est à 2 tarifs différents.

Campingvoir notre page l'inventaire de toutes nos nuits

Problèmes mécaniques : Pour nous, l'Argentine aura été le pays des ennuis mécaniques. Finalement, on n'est pas si mal tombé car la main d'oeuvre y est bon marché, les pièces de rechange également et on y trouve presque tout.
Notre gros souci ici aura été la boîte de transmission. Une vibration provenant de la boîte (automatique) nous a incité à faire une petite opération chirurgicale sur celle-ci. Le mécano qui nous a pris en charge à Mendoza n'était à priori ni bon ni très honnête. Après une première "réparation", nous sommes repartis. Au bout de 80 km, grosse fumée sous le ccar : l'huile de la boîte n'était plus.... Retour à Mendoza derrière une dépanneuse. Deuxième réparation (il a fallu attendre une pièce de Buenos Aires : 10 jours !). Cette fois, tout marchait bien. Mais 4000 km plus loin, la vibration est réapparue. C'est à 40 km d'Iguazu que le convertisseur (l'équivalent de l'embrayage sur une automatique) nous a lâché (il avait été changé à Mendoza). Il a fallu extraire la boîte et le convertisseur et envoyer l'ensemble à Buenos Aires. Le tout a pris 3 semaines (elles sont belles les chutes, mais au bout d'un moment...). Nous sommes repartis avec une boîte qui ne fonctionnait que sur les 2 premières vitesses. C'est au Brésil (15 km plus loin) que nous avons définitivement réglé le problème chez un spécialiste de boîtes auto compétent et en plus sympathique. Bref, on a plutôt joué de malchance sur ce coup-là !
On a fait une révision complète à Buenos Aires : moteur et accessoires (courroies, etc.) et cardans de transmissions (changement d'un cardan et équilibrage dynamique de la transmission).
Nous avons aussi changé de frigo. L'ancien, à l'ammoniac, était assez abîmé. Il n'a pas résisté à la piste nous ramenant de la laguna de los pozuelos. Nos avons racheté un "trimix" à l'ammoniac. Peu de choix dans ce domaine en dehos de Buenos Aires.
Enfin, on a acheté 3 pneus Firestones. Attention, certaines dimensions n'existent pas en Argentine. Mais on trouve toujours chaussure à son pied en changeant le rapport. L'avantage est que les pneus sont de bonne qualité et vraiment pas chers (c'est beaucoup plus cher au Chili ou au Brésil !)


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