L'Argentine fait plus de 5 fois la
France. Les distances sont
donc à la hauteur... D'autre part, entre l'altiplano, le
Chaco,
et la terre de feu, il est difficile de faire des
généralités. Voilà
toutefois les quelques
remarques générales que l'on a pu regrouper
après
6 mois de route dans ce fabuleux pays.
Les axes principaux sont en
général
excellents. Très bon revêtement, peu de
circulation. Pour
les routes secondaires (en gros, tout ce qui sort des grosses villes),
c'est beaucoup plus variable. Ça va de la route
goudronnée
à la piste tape-cul la plus pénible du monde. On
a donc
fait un petit récap à la fin pour chaque route
empruntée.
Ce qui nous a frappé en
arrivant de Bolivie,
c'est de voir à quel point l'Argentine ressemblait
à
l'Europe (grandes surfaces super achalandées, rues
commerçantes très chics, mentalité
très
occidentale, etc.). A côté de cela, les salaires
sont plutôt bas en Argentine. Même la classe
moyenne vit
avec des revenus faibles. La vie n'étant pas très
chère à pas cher du tout (le nord en
particulier), ça s'explique. De même, lorsque nous
avons
eu besoin de main d'oeuvre (mécanique, bricolage, etc.),
l'addition a toujours été faible. C'est donc un
endroit
très approprié pour faire quelques travaux
d'entretien,
s'équiper en pneus, etc. Toutefois,
préférer Buenos
Aires qui est la seule ville vraiment bien
équipée pour le camping-carisme.
Argent: le peso
argentino ($).
1€ = 4$. On a eu quelques problèmes pour les
plafonds de
retrait aux guichets automatiques avec nos cartes visas. Les guichets
appartiennent soit au réseau BANELCO, soit au
réseau
LINK. Pour le premier, le plafond est de 300 pesos (soit environ 80
euros : la misère !). Pour le deuxième, selon les
régions, on a eu des plafonds entre 1050 et 1500 pesos (bien
mieux !)
Equipement : C'est un peu
comme chez nous, centres commerciaux, magazins immenses,
concessionnaires de tout type. On trouve en gros tout ce qu'on veut
dans les grandes villes. Attention toutefois aux régions
reculées, notamment la Patagonie, où on trouve
l'indispensable, mais guère plus dans certains endroits.
Police/armées :
Pas mal de contrôles sur les routes (à cause des
grands
réseaux de contre-bande qui sévissent sur les
milliers de
km de frontière avec la Bolivie, le Chili, le Paraguay
notamment). Les postes sont
souvent fixes. On ralentit, le policier arrête un peu en
fonction
de la tête du client. Jamais eu de
problème. Pensez
à rouler avec les feux et les ceintures (devant), certains
se
sont pris des PV pour ça.
Stationnement :
A part en haute
saison (janvier) dans les endroits très touristiques, on
peut en
général facilement se garer en ville. Le
stationnement
est rarement payant, et lorsqu'il l'est, le tarif est très
faible.
Réseau routier : Comme beaucoup
d'autres voyageurs, nous avons acheté l'Atlas de rutas FIRESTONE
(on a un peu galéré pour le trouver à Salta).
Il existe en petit et en grand format. Mise à jour
très précise. On a toujours
trouvé des routes goudronnées là
où c'était indiqué.
L'inconvénient est qu'il est très mal
organisé (on
a souvent du mal à tomber sur la carte qu'on cherche). Plans
des
grandes villes inclus. Notre bible sur la route.
Recap de nos trajets :
Yacuiba (Bolivie)-Profesor
Salvador Mazza-Salta
Salta-Jujuy
Jujuy-La Quiaca
La Quiaca-Pozuelos
Pozuelos-Abra Pampa
Abra Pampa-Tres Morros-San
Antonio de los Cobres (ruta 40)
Purmamarca-Paso de Jama (vers
San Pedro de Atacama)
Salta-Cachi
Cachi-Cafayate
Salta-Cafayate
Cafayate-Amaicha del Valle (ruta
40)
Amaicha del Valle-Tafi del
Valle-Tucuman
Tucuman-Catamarca-La Rioja
La Rioja-Via Union (via
Talampaya et Ischigalasto)
Via Union-San Juan-Mendoza
Mendoza-Uspallata-Puente del Inca
Uspallata-Parque nacional El
Leoncito
Mendoza-Neuquen-San Antonio Oeste-Puerto Madryn
Puerto Madryn-Valdez (et routes
de la péninsule)
Puerto Madryn-Trelew-Punta Tombo
Trelew-Camarones-Cabo dos Bahias
Trelew-Comodoro Rivaldavia
Comodoro Rivaldavia-Sarmiento
(bosque petrificado)
Comodoro Rivaldavia-Puerto San
Julian (et bosque petrificado de Santa Cruz)
Puerto San Julian-Parque
nacional Monte Leon
Puerto San Julian-El Calafate
El Calafate-Glaciar Perito Moreno
El Calafate-Esperanza-Rio Turbio
Rio Gallegos-Ushuaia (via Punta
Delgada, Chili)
Tolhuin-Cabo San Pablo
Ushuaia-Estancia
Harberton-Estancia Moat
Ushuaia-Parque nacional Tierra
del Fuego
San Carlos de Bariloche-Villa la
Angostura-San Martin de los Andes
San Martin de los Andes-Neuquen
Neuquen-Bahia Blanca-Buenos Aires
Uruguaiana (Uruguay)-Paso de los
Libres-Posadas
Posadas-Puerto Iguazu
Yacuiba (Bolivie)-Profesor
Salvador Mazza-Salta
Route entièrement goudronnée. Peu de circulation.
Plat jusqu'à General
Guemes. Bonne côte ensuite pour arriver
à Salta
(2*2 voies). On circule bien. Pas mal de contrôles de police
et
quelques traversées de villes cassant un peu la moyenne.
Salta-Jujuy
Il y a 2 routes : la ruta 9
(la plus directe sur la carte). Etroite, en travaux partout (et
qui dit travaux, dit pas de goudron sur plusieurs km), sinueuse,
dangereuse. En plus, elle n'est pas particulièrement belle.
On
l'a trouvée très
désagréable (compter 2H).
Et il y a la grande route (toute goudronnée) qui fait le
tour par General Guemes.
Plus de km, c'est vrai, mais plus rapide et surtout, on y risque moins
sa peau ! (compter 1H30)
Jujuy-La
Quiaca
On met un peu de temps
à sortir de l'agglomération de Jujuy,
mais ensuite, on roule très bien sur cette excellente route.
Ça grimpe, ça grimpe, ça n'en finit
pas de
grimper. On atteint quand même les 3500 mètres
à la
fin ! La route est goudronnée de bout en bout. Le
revêtement est très bon. Pas de lacets
serrés,
ça monte en ligne droite (ou presque). Bonne moyenne donc.
Et
c'est magnifique à partir de Purmamarca, ce qui
ne gâche rien !
La Quiaca-Pozuelos
Que de la piste, mais
bonne en général. On passe par Cienaguillas,
où on prend à gauche vers Pozuelos
(là, la piste devient vraiment très bonne). Pour
aller jusqu'à la laguna
(magnifique par ailleurs !), on tourne à droite 7 km
après Pozuelos.
C'est de la bonne tôle ondulée jusqu'au rio (2 ou 3 km).
Après le pont, prendre à droite la piste qui
passe devant les guardaparque
(on ne les a pas vus) et piste correcte jusqu'à la laguna. Courage,
ça vaut le coup, car au bout du chemin, c'est
extraordinaire...
Pozuelos-Abra Pampa
Bon,
vous voyez l'état de la piste juste avant le pont ? ben
c'est
comme ça jusqu'à Abra Pampa :
l'enfer ! De la vraie bonne
tôle ondulée de bout en bout (ça se
calme juste un
peu dans le relief). Il y a 45 km, on a mis 2 heures ! ça
nous a
coûté un frigo (le système à
l'ammoniac de
l'ancien s'est fissuré...). Heureusement, on est
resté
sur l'excellente impression que nous a laissé la laguna...
Abra
Pampa-Tres Morros-San Antonio de los Cobres (ruta 40)
Après les 9
premiers km, qui sont goudronnés (excellents), commence la ruta 40. En fait,
c'est plutôt la fin de cette route mythique d'ailleurs, car
elle s'éteint là, sur la ruta 9,
après plus de 5000 km s'étalant de Rio Gallegos
à ce point précis. On a été
un peu
déçus, on s'attendait à un beau
panneau quand
même ! Jusqu'à Tres Morros,
la piste est excellente (on a mis moins de 2 heures pour plus de 100
km). On reste intégralement sur le plateau à
environ 3500
mètres d'altitude. Pour ceux qui font le tour par Purmamarca,
sachez que l'on descend et que l'on remonte en zigzag ensuite (c'est
bien plus long), voire le paragraphe suivant à ce sujet. De Tres Morros
à San
Antonio de los Cobres,
nous ne l'avons pas fait. D'après d'autres voyageurs, la
piste
est bien moins bonne, mais très jolie. Il faudrait compter 4
heures
environ.
Purmamarca-Paso
de Jama (vers San Pedro de Atacama)
Route
maintenant entièrement goudronnée.
Très bon
revêtement de bout en bout. On monte d'abord en zigzag
à
4200 mètres pour redescendre ensuite à
3700
mètres vers le salar Salinas
Grandes
(on plonge littéralement dedans). Compter 2 heures jusqu'au
salar. Salar
praticable (tout aussi lisse que du goudron). Ensuite, la route se
poursuit à plat, toute droite, puis petite montée
en
zigzag vers Susques.
A partir de Susques,
ça devient magnifique. Salars, lagunes colorées,
flamants
roses et vigognes. C'est incroyable. Tout cela sur une route parfaite.
On monte à 4400 mètres au paso de Jama,
puis 4600 et enfin 4800 côté chilien (toujours
aussi
beau). Nombreux bivouacs possibles (attention, il fait très
froid la nuit), voir notre page l'inventaire
de nos nuits.
Salta-Cachi
Goudron
jusqu'à El
Carril et encore sur une dizaine de km après
avoir pris à droite vers Cachi.
Mais on croise pas mal d'agglomérations. Beaucoup de
circulation
aussi. Ensuite, on tombe sur une piste correcte, mais rapidement,
ça zigzague fort pour monter au Parque nacional Los Cardones.
On retrouve le goudron dans le parc, sauf pour ceux qui poursuivent sur
la ruta 42.
Il paraît qu'elle est très belle. Mais nous avons
continué sur la ruta
33 qui est aussi très belle dans le parc. On
passe par Payogasta
puis Cachi
(goudronné jusqu'à Cachi). Compter 4
à 5 heures au total.
Cachi-Cafayate
C'est la ruta 40
comme on peut l'imaginer : une piste plutôt mauvaise. On a
roulé à 30 de moyenne. Beaucoup de tôle
ondulée, des passages très étroits,
mais une
très belle promenade : on ne regrette pas ! La partie San Carlos-Cafayate
(20 km) est goudronnée.
Salta-Cafayate
Entièrement
goudronné. Sortie de Salta
assez longue. Pas mal de villages à traverser au
début et
un peu de trafic. Puis ça devient plus sauvage. La partie
intéressante commence à la Garganta del Diablo.
Route excellente jusqu'à Cafayate. On a
dormi dans la quebrada
: voir l'inventaire
de nos nuits.
Cafayate-Amaicha
del Valle (ruta 40)
Entièrement
goudronné. Très bonne route. Bonne piste (10 km
aller-retour) pour rejoindre les ruines de Quilmes.
Amaicha
del Valle-Tafi del Valle-Tucuman
La
route est goudronnée de bout en bout, mais c'est bien
là
son seul avantage. On zigzague à n'en plus finir du
début
à la fin (ou presque). Compter 30 km/h de moyenne, et encore
!
Il y a pas mal de camions en plus, et vu les virages, pas facile de
doubler. La fin en particulier et très pénible.
On a
l'impression de ne jamais sortir de la forêt. Par contre,
c'est tout droit
à partir de Santa
Lucia.
Tucuman-Catamarca-La
Rioja
Route
principale. Entièrement goudronnée et presque
totalement
rectiligne. On croise quelques villages, mais bonne moyenne
quand-même. Quelques contrôles de police.
La
Rioja-Via Union (via Talampaya et Ischigalasto)
Excellente route,
toute droite. Pour Ischigualasto,
c'est goudronné jusqu'à l'entrée du
parc. La
boucle dans le site se fait avec son propre véhicule. C'est
une
piste, mais on la fait en se suivant à plusieurs
véhicules, avec un guide. Pas de difficulté
particulière. Bivouac possible.
Pour Talampaya,
le parking se situe à quelques dizaines de mètres
de la ruta 26.
On ne peut pas entrer dans le canyon avec son propre
véhicule. Bivouac possible sur le parking : voir l'inventaire de nos nuits.
Attention, pas de station essence entre Patquia et Via Union.
Via Union-San
Juan-Mendoza
Goudronnée
sauf une trentaine de km entre Huaco
et San José
de Jachal. Bien prendre la ruta 491
(à droite) à Huaco
et ne pas suivre la ruta
40.
La piste n'est pas trop mauvaise, restes de goudron à
certains
endroits. Il ne manque que ce bout-là, donc d'ici peu, avec
un
peu de chance.... Le reste est très bon. Arrivée
assez longue à Mendoza.
Mendoza-Uspallata-Puente
del Inca
La ruta 7
est une très bonne route, entièrement
goudronnée.
C'est l'accès principale à la capitale chilienne
depuis
l'Argentine. Assez droite malgré l'altitude à
laquelle on
monte, on garde une bonne moyenne. La vue est splendide à
partir
d'Upsallata.
Attention à la sortie de Mendoza, il ne faut
pas se tromper : prendre la ruta
7 vers Buenos
Aires au niveau de la gare routière
(énorme carrefour), puis à droite environ un km
plus loin vers San
Rafael. C'est bien indiqué ensuite.
Si vous passez pas Vilavicencio
(ruta 52),
le paysage est magnifique. C'est de la piste de Vilavicencio
à Uspallata,
pas mal de zigzags.
Uspallata-Parque
nacional El Leoncito
D'abord
un peu de goudron. Intéressant rien que pour la vue et les
couleurs de la roche. Au bout d'une quinzaine de km, début
de la
piste. Bonne à très bonne dans l'ensemble, on
roule assez
vite. La 2° moitié est même excellent pour
de la
piste, avec des passages sur de l'ancien goudron (!). Bref, trajet
rapide, mais monotone.
Mendoza-Neuquen-San Antonio Oeste-Puerto Madryn
Excellente route
goudronnée. Pour le départ, il ne faut pas se
tromper : prendre la ruta
7 vers Buenos
Aires au niveau de la gare routière
(énorme carrefour), puis à droite environ un km
plus loin vers San
Rafael. La suite est toute droite jusqu'à Neuquen.
Peu de villages sur la route. Bonne moyenne. Après Neuquen,
longue succession de carrefours et de feux sur une cinquantaine de km
(pénible, mauvaise moyenne). Ensuite, c'est la pampa comme
on se
l'imagine : droite, plate, sans changement. Au moins, on enfile les
km...
Puerto
Madryn-Valdez (et routes de la péninsule)
La route
goudronnée de Puerto
Madryn à Puerto
Piramides est excellente. La variante qui longe la
côte par la plage El
Doradillo est une piste de 30 km environ. Assez bonne dans
l'ensemble. Assez sauvage.
En dehors de l'accès à Puerto Piramides,
ce n'est que de la piste. Très bonne (on roule vite, trop
vite...). La boucle par Punta
Delgada ne vaut pas le coup si l'on ne s'offre pas
l'accès à la punta
en question (très cher), car c'est privé et que
sinon, on ne voit rien.
Pour Punta Pardelas,
prendre la piste qui permet l'accès aux
différentes
routes de la péninsule. Quelques centaines de
mètres avant
la bifurcation Punta
Norte/Punta Delgada, prendre la piste sur la droite.
Très bonne aussi. 15 km depuis Puerto Piramides (voir
l'inventaire de nos
nuits) : notre meilleur bivouac sans aucun doute.
Puerto
Madryn-Trelew-Punta Tombo
La ruta 3 qui longe
toute la côté atlantique est très bonne
sur cette portion. Pour aller jusqu'à Punta Tombo, on
peut, soit prendre la piste qui part quasiment de Trelew, soit
prendre la ruta 3 jusqu'au
travers de Punta Tombo
et bifurquer ensuite à gauche sur la piste. Bien
indiqué, à part le contournement de Trelew lors de
notre passage (il était en travaux). La piste est correcte
à bonne.
Trelew-Camarones-Cabo
dos Bahias
La ruta 3 est
très bonne. Beaucoup de vent en
général. La station service à la
bifurcation vers Camarones
n'a que du gasoil, mais il y a une autre station quelques km plus bas
sur la ruta 3.
Route goudronnée très bonne jusqu'à Camarones ensuite.
Mais de même, beaucoup de vent. Attention, la station service
de Camarones
est désafectée. Pour Cabo dos Bahias,
c'est une piste (35 km environ). On n'y roule pas très vite,
mais le paysage est vraiment sympa. La maison juste avant
l'entrée du parc est celle de Florent Pagny... Plages sympas
pour bivouaquer tout du long.
Trelew-Comodoro
Rivaldavia
Ruta 3
excellente de bout en bout, avec beaucoup de vent. Peu de stations
service, attention (voir paragraphe précédent).
Comodoro
Rivaldavia-Sarmiento (bosque petrificado)
Entièrement
goudronné jusqu'à Sarmiento. Bonne
montée au début pour rejoindre le plateau. C'est
assez plat ensuite jusqu'à Sarmiento. Ne pas
couper avant pour rejoindre directement le bosque,
la route est privée en certains endroits. En plus, c'est
plus
long ! La piste est un peu pénible car un peu dure.
Comodoro
Rivaldavia-Puerto San Julian (et bosque petrificado de Santa Cruz)
La ruta 3 est bonne
jusqu'à l'état de Santa Cruz. A
partir du Santa Cruz,
le revêtement est de moins bonne qualité : il est
rainuré sur certaines portions (ce qui, couplé au
vent de
travers, est assez désagréable, voire
dangereux...). Pour
le bosque,
il y a un premier
panneau un peu trompeur quelques km avant la piste qui y
mène.
Piste de bonne qualité, compter une petite heure jusqu'au
parc.
Puerto
San Julian-Parque nacional Monte Leon
Ruta 3
jusqu'à l'entrée du parc (à ne pas
confondre avec l'estancia,
3 km avant). Piste correcte dans le parc, quelques virages un peu
serrés, attention ! Peu d'indications dans le parc
lui-même.
Puerto San
Julian-El Calafate
Soit par la ruta 3 en
descendant un peu avant Rio
Gallegos
et remonter ensuite, soit en coupant par la piste (250 km de moins !).
A voir en fonction de votre véhicule. On a fait les 2, on
hésite encore. La piste traverse des paysages vraiment
sympas et
elle est en très bon état, alors.... Compter 3
heures.
El
Calafate-Glaciar Perito Moreno
Goudronné
jusqu'à l'entrée du parc (après la
bifurcation avec lago
Roca).
Les quarante km jusqu'au glacier sont maintenant
bétonnés
en bonne partie (il manquait seulement 10 km lors de notre passage,
travaux en cours). Revêtement pas très
agréable
(plaques de béton). Mais la route est jolie, surplombant le lago Argentino.
El
Calafate-Esperanza-Rio Turbio
Tout
goudronné, sauf si vous choisissez de couper par la ruta 40 (piste)
jusqu'à Esperanza.
Attention, la station service d'Esperanza
ne ressemble pas à grand-chose et n'est pas toujours
ouverte.
Par contre, elle ne pratiquait pas la double tarification lors de notre
passage !
Rio
Gallegos-Ushuaia (via Punta Delgada, Chili)
Très bonne
route entièrement goudronnée jusqu'à
la Punta.
Bac toutes les heures minimum. Attention au porte-à-faux
lors de
l'embarquement et du désembarquement. Une fois en terre de
feu,
le goudron ne dure pas longtemps côté chilien et
à
priori, ça ne changera pas de si tôt.... Il y a
ensuite 2 pistes
pour rejoindre San
Sebastian (il y a aussi 2 San Sebastian,
un chilien et un argentin, distants de 15 km). La piste classique, la
plus à l'est, fait exactement 105 km. C'est la plus
mauvaise, la
plus fréquentée et celle que font emprunter les
panneaux
(quand on suit San
Sebastian). L'autre piste, plus à l'ouest
(celle qui va vers Cameron),
fait 95 km, elle est meilleure, et on y est beaucoup plus tranquille.
Pour la prendre depuis le bac, quitter le goudron sur la droite 5 km
avant la piste classique. Pas de difficulté
particulière
pour trouver son chemin. Les 2 pistes se rejoignent à San Sebastian
(chilien) pour passer la frontière. Piste assez mauvaise
ensuite sur 15 km jusqu'à San Sebastian
(argentin) où l'on retrouve enfin le goudron. La ruta 3 est
excellente jusqu'à Ushuaia.
Tolhuin-Cabo San
Pablo
La piste part au
niveau d'une caravane de la police (ne pas la rater). Elle est assez
bonne dans l'ensemble jusqu'au Desdemona.
On traverse de très belles estancias
et la côte à l'arrivée est
très sauvage.
Possibilité d'acheter du poisson frais au pêcheur
qui
habite à côté de l'épave.
Ushuaia-Estancia
Harberton-Estancia Moat
La piste est longue
mais plutôt bonne. En plus, il n'y a personne
après les camping d'Harberton.
C'est au bout que l'on se trouve à l'endroit le plus au sud
accessible en véhicule (en Argentine). Toute la partie le
long
du canal de Beagle
est magnifique et mythique !
Ushuaia-Parque
nacional Tierra del Fuego
On trouve la
piste à la sortie d'Ushuaia.
On est vite dans le parc. La piste est correcte également
dans
le parc, mais les 3 derniers km sont sinueux et étroits.
San Carlos
de Bariloche-Villa la Angostura-San Martin de los Andes
La route de Bariloche
à Villa la
Angostura est entièrement
goudronnée. Un peu sinueuse sur la fin. On poursuit quelques
km après Villa
la Angostura,
et là, commence une mauvaise piste (la fameuse route des 7
lacs), mal entretenue et très sinueuse. Beaucoup de travaux
lors
de notre passage, mais vu l'ampleur de la tâche, il y en a
pour
quelques années... On retrouve le goudron une quarantaine de
km
avant San Martin,
c'est
d'ailleurs l'endroit où la route est la plus jolie. De la
piste,
on ne voit pas grand-chose. Il faut prendre les pistes
secondaires
pour profiter des lacs. Là, c'est carrément
sportif, mais
on est passé, alors...
San Martin
de los Andes-Neuquen
Deux routes
entièrement goudronnées. Celles qui rejoint l'axe
Bariloche-Neuquen est
en meilleur état. Paysages surprenants.
Neuquen-Bahia
Blanca-Buenos Aires
La sortie de Neuquen
est un peu laborieuse (compter au moins 50 km avec feux, ronds-points,
etc.). Très bonne route ensuite. La traversée de Bahia Blanca est un
peu longue et délicate. Arrivée rapide sur Buenos Aires si on
reste sur l'autoroute.
Uruguaiana
(Uruguay)-Paso de los Libres-Posadas
Bonne route en
général. Penser à prendre la ruta 12, la 14
étant surchargée de camions plein de bois.
Posadas-Puerto Iguazu
Bonne route (ruta 12),
mais vraiment en montagnes russes : on passe son temps à
monter
pour redescendre, et les buttes sont bien marquées !
Essence
: Pas très chère en
général. Un peu plus
que la Bolivie, mais beaucoup moins que le Chili, l'Uruguay ou le
Brésil. En
Patagonie (à partir d'une ligne El Bolson-Puerto Madryn
environ),
l'essence et le gasoil sont détaxés.
Là,
c'est carrément pas cher du tout (moins de 0,30 euros lors
de
notre passage). Mais attention, les Chiliens ayant pris l'habitude de
venir faire le plein de ce côté de la
frontière,
les Argentins ont sorti une loi qui fixe un prix différent
pour
les véhicules étrangers. Ainsi, le gasoil y est
beaucoup
plus cher (environ 1US$ le litre). Fin 2006, on rencontrait donc de
nombreuses
stations (pour la plupart proches du Chili) appliquant cette
règle, mais il y avait aussi encore beaucoup de stations qui
ne
l'appliquaient pas. Heureusement (pour nous !) elle ne concernait pas
l'essence. Mais qui sait si d'ici peu.... Même
problème le
long de la frontière avec le Brésil dans les
états
du nord. En particulier à Iguazu ! Là,
même
l'essence est à 2 tarifs différents.
Camping : voir notre
page l'inventaire de
toutes nos
nuits
Problèmes
mécaniques :
Pour nous, l'Argentine aura été le pays des
ennuis
mécaniques. Finalement, on n'est pas si mal tombé
car la
main d'oeuvre y est bon marché, les pièces de
rechange
également et on y trouve presque tout.
Notre gros souci ici aura été la boîte
de transmission. Une
vibration provenant de la boîte (automatique) nous a
incité à faire une petite opération
chirurgicale
sur celle-ci. Le mécano qui nous a pris en charge
à Mendoza
n'était à priori ni bon ni très
honnête.
Après une première "réparation", nous
sommes
repartis. Au bout de 80 km, grosse fumée sous le ccar :
l'huile
de la boîte n'était plus.... Retour à Mendoza
derrière une dépanneuse. Deuxième
réparation (il a fallu attendre une pièce de Buenos Aires
: 10 jours !). Cette fois, tout marchait bien. Mais 4000 km plus loin,
la vibration est réapparue. C'est à 40 km d'Iguazu
que le convertisseur (l'équivalent de l'embrayage sur une
automatique) nous a lâché (il avait
été
changé à Mendoza).
Il a fallu extraire la boîte et le convertisseur et envoyer
l'ensemble à Buenos
Aires. Le tout a pris 3 semaines (elles sont
belles les chutes, mais au bout d'un moment...). Nous sommes repartis
avec une boîte qui ne fonctionnait que sur les 2
premières
vitesses. C'est au Brésil (15 km plus loin) que nous avons
définitivement réglé le
problème chez un
spécialiste de boîtes auto compétent et
en plus
sympathique. Bref, on a plutôt joué de malchance
sur ce
coup-là !
On a fait une révision complète à Buenos Aires
: moteur et accessoires (courroies, etc.) et cardans de transmissions
(changement d'un cardan et équilibrage dynamique de la
transmission).
Nous avons aussi changé de frigo. L'ancien, à
l'ammoniac,
était assez abîmé. Il n'a pas
résisté
à la piste nous ramenant de la laguna de los pozuelos.
Nos avons racheté un "trimix" à l'ammoniac. Peu
de choix dans ce domaine en dehos de Buenos Aires.
Enfin, on a acheté 3 pneus Firestones. Attention, certaines
dimensions n'existent pas en Argentine. Mais on trouve toujours
chaussure à son pied en changeant le rapport. L'avantage est
que
les pneus sont de bonne qualité et vraiment pas chers (c'est
beaucoup plus cher au Chili ou au Brésil !)