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20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu

Dernière mise à jour : le 21 octobre 2006
INFOS PRATIQUES concernant la Bolivie

    La Bolivie est un pays dur, très dur par moment. Les conditions climatiques à 4000 mètres et plus sont éprouvantes pour nous et pour le matériel. C'est en redescendant à Sucre (à 2800 mètres !) que le camping-car s'est mis à revivre. Les températures atteignants -15°C la nuit provoquent : gel du gasoil (pas nous, on est essence...), voire du gaz et de l'eau, faiblesse des batteries, disfonctionnement de certains équipements (à cause de l'altitude aussi bien sûr). Les brûleurs sont bien souvent donnés pour 2000 ou 2500 mètres. Au dessus, c'est au petit bonheur la chance !
    Les pistes nombreuses et pas toujours praticables en camping-car ont leur lot de crevaisons et d'embourbements. Il vaut mieux compter large en temps quand on s'engage sur l'une d'elle. D'une manière générale, il vaut mieux aussi rouler en saison sèche.
    Plus que partout, il est très difficile de trouver des informations fiables en Bolivie, les gens répondant souvent complètement à côté de la plaque ou donnant des informations contradictoires les uns les autres.
    Pourtant, malgré tout cela, le pays vaut vraiment la peine !

Argent
: le bol (Boliviano). 1€ = 10 bol.

Equipement : Peu de grandes surfaces. Comme dans beaucoup de pays ici, les "genres" se regroupent : il y a la rue des pièces autos, la rue des ferreterias (drogueries), etc.

Police/armées : Il y en a plusieurs sortes, mais on a pas trop fait la différence. Ils sont nombreux aux carrefours dans les grandes villes (même aux feux !). Sur la route, points de contrôles des péages d'autoroute assez réguliers. Ils demandent souvent le permis par la même occasion, mais pas d'autres papiers en général. Ils demandent parfois 1 ou 2 bol...
 

Stationnement : Pas mal de place en général. A la Paz, les accès sont parfois très difficiles. Il y a de nombreux garajes au dessus du prado toutefois, mais ils sont souvent assez petits. Attention à Potosi, inaccessible autour du marché et dans quelques ruelles alentours. Il faut faire le tour par la place principale et ne pas entrer dans le labyrinthe !

Réseau routier : les routes principales sont bonnes et bien revêtues, mais il y en a peu : La Paz vera Copacabana, vers Potosi puis Sucre, vers Sajama, vers Coroïco (nouvelle route). Elles sont assez peu fréquentées en général. Les accidents sont nombreux (pour 2 raisons : la vitesse et l'état des véhicules). Les routes secondaires sont mauvaises à très mauvaises, voire impraticables en saison des pluies. En gros, il vaut mieux choisir la saison sèche pour sortir des sentiers battus.

Vers le parque nacional de Sajama et le Chili : route excellente, paysages magnifiques en sus. La piste commence 11 km avant le village de Sajama. Nous avons tenté la boucle Sajama-Laguna Huaña Khota-Geysers-Lagunas, mais la piste était trop meuble, nous avons dû faire demi-tour. De plus, il y a un passage de rivière très creux. Nous y sommes restés coincés plusieurs heures à cause du porte-à-faux.

Oruro-Uyuni par Salinas de Garci-Mendoza : cette route fait arriver à Uyuni par le nord du salar. Nous l'avons fait en saison sèche, ce qui est recommandable. Très bonne route jusqu'à Cha'llapata (goudronnée). Puis piste jusqu'au salar (compter 6 heures). De nombreuses pistes latérales très praticables (beaucoup moins "tôle ondulée" que la piste elle-même). Quelques passages de rivière délicats. A ce sujet, il faut suivre le tracé de la piste (piquets) car le lit de la rivière est souvent betonné alors que les alentours, eux, sont très meubles (si, si, on a essayé !!!). Quelques passages délicats dans les cailloux entre Salinas et Jirira. On est entré sur le salar à Jirira. Une "digue" permet l'accès. Une fois sur le salar, prendre à droite en visant au milieu du massif montagneux que l'on distingue au fond pour atteindre l'isla de los pescadores. Une boussole suffit car on aperçoit l'île assez rapidement. Le salar est vite très lisse et on peut y rouler comme sur du goudron. De l'île à Uyuni, suivre la trace qui passe par l'hôtel de sel pour rejoindre Colchani. Attention aux trous d'eau qu'il faut absolument éviter sous peine de casse violente. De Colchani à Uyuni, piste en tôle ondulée sur 17 km. Pas très agréable (surtout après le salar !). Quelques piste latérales plus confortables.

Sud Lipez : nous avons fait cette partie en 4*4, avec une agence. Toutefois, en saison sèche, la partie Uyuni-Alota-Laguna colorada-Laguna verde-Laguna Cañapa-Uyuni (sans passer par San Juan) est faisable avec un camping-car comme le nôtre. Mais il faut s'attendre à beaucoup de tôle ondulée. De plus, les pistes n'étant quasiment pas indiquées, il est préférable de partir avec un GPS et une liste de point précis sur le trajet. On peut aussi se faire accomagner par un guide pour environ 20 US$/jour.

Uyuni-Potosi : Aucune difficulté particulière en saison sèche, mais piste très désagréable sur de nombreux km. Tôle ondulée très fréquente. Compter 7 heures de trajet.

Potosi-Sucre : route asphaltée

Sucre-Santa Cruz : Asphalte jusqu'à Puente Arce (environ 2 heures de trajet), puis piste assez désagréable jusqu'à Aiquile (une heure). Piste encore sur 132 km après Aiquile (compter environ 4 heures), mais plutôt bonne en général. Quelques passages dans des rivières (à sec ou presque en saison sèche). Asphalte sur 220 km jusqu'à Santa Cruz (mais sinueux, compter 4 heures).
Pour monter à el fuerte, à proximité de Samaipata, il y a 5,5 km de piste plutôt dure avec un passage de rivière en épingle à cheveu. De nombreux taxis font le trajet : à privilégier !

Villazon-Tupiza : piste large, mais très mauvaise (tôle ondulée) sur une bonne partie. Compter 2h30 de trajet.

Essence : L'une des moins chère de toute l'Amérique Latine (presque autant que l'Equateur). Les stations ont parfois piètre figure et n'ont pas toujours d'essence, mais ça fait partie du charme. Certains endroits enclavés sont peu à très peu desservis par les camions citernes (Uyuni par exemple). Mieux vaut partir avec le plein et des bidons additionnels, d'autant qu'on consomme souvent plus sur les pistes.

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Problèmes mécaniques : nous avons eu beaucoup de problèmes mécaniques en Bolivie. D'abord, l'altitude et le climat difficile du pays n'ont pas aidés. Les batteries sont rudement mises à l'épreuve, le chauffage tourne beaucoup, etc. Ensuite, les pistes sont nombreuses, longues et difficiles. Le matériel à donc souffert !
Nous avons crevés 2 fois et on a fini par acheter une chambre à air pour l'un de nos pneus qui était un peu trop usé à notre goût.
Nous avons eu un problème avec le moteur car le joint du pré-filtre à essence était abîmé et de l'air entrait par cet endroit. On s'est donc arrêté plusieurs fois pour remplacer le filtre et finalement boucher l'appel d'air.
Il a fallu changer le régulateur de frein qui était HS (heureusement, nous étions à Santa Cruz, où nous avons pu trouver toutes les pièces de rechange Ford).
Nous nous sommes embourbés plusieurs fois, bien qu'en saison sèche. il faut dire que notre porte-à-faux de 3 mètres n'aide pas !
L'arbre de transmission s'est brisé au niveau d'un cardan lors d'un démarrage. Il a fallu racheter un bout de cardan et le faire usiner sur l'arbre. L'opération est plus longue qu'onéreuse. Mais le résultat est excellent ! Une longue journée tout de même ! Heureusement, les tourneurs-fraiseurs boliviens sont vraiment impressionnants.


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