La Bolivie est un pays dur,
très dur par
moment. Les conditions climatiques à 4000 mètres
et plus
sont éprouvantes pour nous et pour le matériel.
C'est en
redescendant à Sucre (à 2800 mètres !)
que le
camping-car s'est mis à revivre. Les températures
atteignants -15°C la nuit provoquent : gel du gasoil (pas nous,
on est essence...), voire du gaz
et de l'eau, faiblesse des batteries, disfonctionnement de certains
équipements (à cause de l'altitude aussi bien
sûr).
Les brûleurs sont bien souvent donnés pour 2000 ou
2500
mètres. Au dessus, c'est au petit bonheur la chance !
Les pistes nombreuses et pas toujours
praticables en
camping-car ont leur lot de crevaisons et d'embourbements. Il vaut
mieux compter large en temps quand on s'engage sur l'une d'elle. D'une
manière générale, il vaut mieux aussi
rouler en
saison sèche.
Plus que partout, il est très
difficile de
trouver des informations fiables en Bolivie, les gens
répondant
souvent complètement à côté
de la plaque ou
donnant des informations contradictoires les uns les autres.
Pourtant, malgré tout cela,
le pays vaut vraiment la peine !
Argent: le bol (Boliviano).
1€ = 10 bol.
Equipement : Peu de grandes surfaces. Comme dans
beaucoup de pays ici, les "genres" se regroupent : il y a la rue des
pièces autos, la rue des ferreterias
(drogueries), etc.
Police/armées :
Il y en a plusieurs sortes, mais on a pas trop fait la
différence. Ils sont nombreux aux carrefours dans les
grandes
villes (même aux feux !). Sur la route, points de
contrôles
des péages d'autoroute assez réguliers. Ils
demandent souvent
le permis par la même occasion, mais pas d'autres papiers en
général. Ils demandent parfois 1 ou 2 bol...
Stationnement :
Pas mal de place en général. A la Paz, les
accès sont parfois très difficiles. Il y a de
nombreux garajes
au dessus du prado
toutefois, mais ils sont souvent assez petits. Attention à Potosi,
inaccessible autour du marché et dans quelques ruelles
alentours. Il faut faire le tour par la place principale et ne pas
entrer dans le labyrinthe !
Réseau routier :
les
routes principales sont bonnes et bien revêtues, mais il y en
a
peu : La Paz
vera Copacabana,
vers Potosi
puis Sucre,
vers Sajama,
vers
Coroïco
(nouvelle route). Elles sont assez
peu fréquentées en général.
Les accidents
sont nombreux (pour 2 raisons : la vitesse et l'état des
véhicules). Les routes secondaires sont mauvaises
à
très mauvaises, voire impraticables en saison des pluies. En
gros, il vaut mieux choisir la saison sèche pour sortir des
sentiers battus.
Vers le parque nacional
de Sajama et le Chili : route excellente, paysages
magnifiques en sus. La piste commence 11 km avant le village de Sajama. Nous avons
tenté la boucle Sajama-Laguna
Huaña Khota-Geysers-Lagunas,
mais la piste était trop meuble, nous avons dû
faire
demi-tour. De plus, il y a un passage de rivière
très
creux. Nous y sommes restés coincés plusieurs
heures
à cause du porte-à-faux.
Oruro-Uyuni
par Salinas de
Garci-Mendoza : cette route fait arriver à Uyuni par le nord
du salar. Nous l'avons fait en saison sèche, ce qui est
recommandable. Très bonne route jusqu'à Cha'llapata
(goudronnée). Puis piste jusqu'au salar (compter 6 heures).
De
nombreuses pistes latérales très praticables
(beaucoup
moins "tôle ondulée" que la piste
elle-même). Quelques
passages de rivière délicats. A ce sujet, il faut
suivre
le tracé de la piste (piquets) car le lit de la
rivière
est souvent betonné alors que les alentours, eux, sont
très meubles (si, si, on a essayé !!!). Quelques
passages
délicats dans les cailloux entre Salinas et Jirira. On est
entré sur le salar à Jirira.
Une "digue" permet l'accès. Une fois sur le salar, prendre
à droite en visant au milieu du massif montagneux que l'on
distingue au fond pour atteindre l'isla
de los pescadores.
Une boussole suffit car on aperçoit l'île assez
rapidement. Le salar est vite très lisse et on peut y rouler
comme sur du goudron. De l'île à Uyuni, suivre la
trace
qui passe par l'hôtel de sel pour rejoindre Colchani. Attention
aux trous d'eau qu'il faut absolument éviter sous peine de
casse violente. De Colchani
à Uyuni,
piste en tôle ondulée sur 17 km. Pas
très
agréable (surtout après le salar !). Quelques
piste
latérales plus confortables.
Sud Lipez
: nous avons fait cette partie en 4*4, avec une agence. Toutefois, en
saison sèche, la partie Uyuni-Alota-Laguna
colorada-Laguna verde-Laguna Cañapa-Uyuni (sans passer par San
Juan)
est faisable avec un camping-car comme le nôtre. Mais il faut
s'attendre à beaucoup
de tôle ondulée. De plus, les pistes
n'étant
quasiment pas indiquées, il est
préférable de
partir avec un GPS et une liste de point précis sur le
trajet.
On peut aussi se faire accomagner par un guide pour environ 20 US$/jour.
Uyuni-Potosi
: Aucune
difficulté particulière en saison
sèche, mais
piste très désagréable sur de nombreux
km.
Tôle ondulée très fréquente.
Compter 7
heures de trajet.
Potosi-Sucre
: route asphaltée
Sucre-Santa Cruz
: Asphalte jusqu'à Puente
Arce (environ 2 heures de trajet), puis piste assez
désagréable jusqu'à Aiquile (une
heure). Piste encore sur 132 km après Aiquile
(compter environ 4 heures), mais plutôt bonne en
général. Quelques passages dans des
rivières
(à sec ou presque en saison sèche). Asphalte sur
220 km
jusqu'à Santa
Cruz (mais sinueux, compter 4 heures).
Pour monter à el
fuerte, à proximité de Samaipata,
il y a 5,5 km de piste plutôt dure avec un passage de
rivière en épingle à cheveu. De
nombreux taxis
font le trajet : à privilégier !
Villazon-Tupiza
: piste large, mais très mauvaise (tôle
ondulée) sur une bonne partie. Compter 2h30 de trajet.
Essence : L'une des
moins chère
de toute l'Amérique Latine (presque autant que l'Equateur). Les
stations ont parfois piètre figure et n'ont pas toujours
d'essence, mais ça fait partie du charme. Certains endroits
enclavés sont peu à très peu desservis
par les
camions citernes (Uyuni
par exemple). Mieux vaut partir avec le plein et des bidons
additionnels, d'autant qu'on consomme souvent plus sur les pistes.
Camping : voir notre
page l'inventaire de
toutes nos nuits
Problèmes
mécaniques :
nous avons eu beaucoup de problèmes mécaniques en
Bolivie. D'abord, l'altitude et le climat difficile du pays n'ont pas
aidés. Les batteries sont rudement mises à
l'épreuve, le chauffage tourne beaucoup, etc. Ensuite, les
pistes sont nombreuses, longues et difficiles. Le matériel
à donc souffert !
Nous avons crevés 2 fois et on a fini par acheter une
chambre
à air pour l'un de nos pneus qui était un peu
trop
usé à notre goût.
Nous avons eu un problème avec le moteur car le joint du
pré-filtre à essence était
abîmé et
de l'air entrait par cet endroit. On s'est donc
arrêté
plusieurs fois pour remplacer le filtre et finalement boucher l'appel
d'air.
Il a fallu changer le régulateur de frein qui
était HS
(heureusement, nous étions à Santa Cruz,
où nous
avons pu trouver toutes les pièces de rechange Ford).
Nous nous sommes embourbés plusieurs fois, bien qu'en saison
sèche. il faut dire que notre porte-à-faux de 3
mètres n'aide pas !
L'arbre de transmission s'est brisé au niveau d'un cardan
lors
d'un démarrage. Il a fallu racheter un bout de cardan et le
faire usiner
sur l'arbre. L'opération est plus longue
qu'onéreuse.
Mais le résultat est excellent ! Une longue
journée tout
de même ! Heureusement, les tourneurs-fraiseurs boliviens
sont
vraiment impressionnants.