Il est difficile de faire des
généralités pour un pays aussi
différent
d'une ville à l'autre. Entre Cartagena, station
balnéaire de la côte Caraïbe, et Popayan,
au milieu de la Codillière, il y a peu de ressemblances.
D'une
manière générale, le pays est
tourné vers
un tourisme local, ou de proximité
(vénézuelien ou
équatorien pour la plupart). Si vous aimez faire du tourisme
dans des endroits magnifiques et sans être
génés
par les autres touristes occidentaux, il faut vous
dépêcher. Car quand on découvrira que
la Colombie
est ce qu'elle est aujourd'hui, ce sont certainement des charters
entiers de touristiques qui se déverseront sur ce pays. La
Colombie est très belle, c'est peu de le dire. Les
Colombiens
sont touchants et serviables.
Toutefois, certaines régions sont encore plus ou moins aux
mains
de la guerrilla ou des paramilitaires. Certes, ce ne sont pas les
endroits les plus faciles d'accès, mais certains d'entre eux
recèlent quelques merveilles (la ciudad perdida dans
la sierra nevada
par exemple). Il faut donc rester prudent et se renseigner juste avant
de se rendre dans tel ou tel endroit. En résumé,
il faut
être souple et s'adapter au contexte.
Nous avons parcouru le pays de Cartagena
à Ipiales
(via Bogota)
et n'avons pas eu de sentiment d'insécurité. Cet
itinéraire a en effet été largement
sécurisé depuis 4 ans.
L'ambassade de France en Colombie publie des bulletins très
alarmistes sur le site du ministère des affaires
étrangères. Ils nous ont envoyé des
mails qui nous
déconseillaient formellement cette traversée
(voir notre carnet
de route Colombie). Ils ont toutefois une liste de
sécurité sur leur site : www.ambafrance-co.org.
Nous nous y étions inscrits afin de les tenir informer
régulièrement de notre avancée. Cela
peut
être très utile en cas de pépin...
Argent: le peso colombien. 3000 pesos = 1€.
Pourtant,
beaucoup de prix sont fixés en US$, même si
ceux-ci ne
sont pas acceptés en général (c'est
une astuce
pour augmenter les prix sans que ça se voit...).
Equipement : De nombreux
malls à l'Américaine dans
la capitale. En fait, il y a une vraie classe aisée en
Colombie,
mais on se doute qu'un certain nombre ne manie pas que de l'argent
propre.
Police/armées :
Une très forte présence policière et
militaire sur
les routes, c'est sans doute ce qui frappe le plus lorsque l'on circule
en Colombie. D'après ce que nous ont dit les Colombiens que
nous
avons rencontrés, cette présence est un
véritable
gage de sécurité. De nombreux contrôles
d'identité donc, même si dans notre cas, le
prétexte était plus souvent la
curiosité que la
crainte du trafic de stupéfiant.
Aucun problème avec les forces de l'ordre. Très
courtois,
se laissant facilement prendre en photo (mais on a quand même
demandé à chaque fois), très humains
et aussi,
souvent, très jeunes.
Stationnement :
Pas de
problème particulier, les rues sont assez larges en
général (sauf les centres historiques bien
sûr, et
encore !). Beaucoup de parqueaderos
(parkings gardés) dans les villes, mais on s'est toujours
garés dans la rue pendant la journée.
Réseau routier:
La panaméricaine est plutôt bonne d'une
manière
générale. Mais il y a beaucoup de montagnes en
Colombie
et donc quelques passages un peu difficiles (voie assez
étroite
entre Honda
et Quito
et entre Ibague
et Armenia).
Conduite plutôt "sportive" de la part des Colombiens. Ca nous
a
rappelé le Guatemala ! Le revêtement est correct,
voire
très bon selon les endroits, mais avec pas mal de
pièges
(comme au Costa Rica). C'est par exemple une portion toute neuve
pendant quelques km, et tout à coup, des nids d'autruches
impressionnants et qui sautent un peu à la figure !
de Cartagena
à La Dorada
: très bonne route, droite et plate.
de La Dorada
à Bogota
: ça commence à tournicoter franchement, puis
c'est la grande montée à partir de Honda. Pas trop de
trafic pourtant. Ca redevient très bon à Villeta Vega.
de Bogota
à Ibague
: très bonne route. Assez rapide malgré le relief.
de Ibague
à Armenia
: c'est LA grande traversée de la cordillière
centrale. 2
heures de montée et 45 minutes de descente. Sportif mais
tellement surprenant ! Quelques travaux mals indiqués.
de Armenia
à Popayan
: très bonne route, plate.
de Popayan
à Ipiales
: route plutôt bonne, avec quelques travaux mal
indiqués.
Très peu de trafic. Mais surtout, le paysage est magnifique.
Essence : Il
y a une grosse différence de prix entre le corriente et le super. Alors on a
pris le corriente
(qui nous a été recommandé
d'ailleurs). Un peu
plus cher qu'en Equateur, mais bien moins cher que chez nous...