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20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu

Dernière mise à jour : le 23 mai 2006
INFOS PRATIQUES concernant le Costa Rica

    Sans doute le pays le plus occidentalisé de toute l'Amérique centrale, en apparence du moins.... En fait, on s'est rend compte, à la douane déjà, qu'il y a une vraie volonté de paraître en avance par rapport au Nicaragua notamment. Les douaniers sont pointilleux, voire zélés et les uniformes, en grand nombre, très propres. Pourtant, l'accrochage du matin entre 2 véhicules a causé un arrêt total de la circulation pendant de longues heures à cause de l'incompétence des forces de l'ordre et par manque évident de leadership dans la police. Bref, on était rassuré : on ne serait pas dépaysé après les autres pays d'Amérique centrale ! Il n'y a pas de mendicité, certes, mais encore beaucoup d'emplois précaires. La différence avec les pays précédents est qu'il y a ici une vraie classe moyenne (comptant plus de la moitié de la population), d'où les grands centres commerciaux et les tarifs élevés pour les activités. Mais de nombreux Nicaraguayens viennent travailler au Costa Rica, le plus souvent au noir et pour presque rien. Conséquence : encore beaucoup trop d'emplois précaires au Costa Rica malgré tout !

Argent
: 1€ = 600 colones. Le US$ est très utilisé.

Equipement : Beaucoup de grandes surfaces, de centres commerciaux. De nombreux produits comme chez nous. Attention aux différences de prix : un même produit vendu dans un magasin lambda coutera 2 à 3 fois moins cher que dans une "boutique", magasin chic ressemblant à ce que l'on trouve dans nos galeries commerciales. De même, les prix dans les magasins de souvenirs pour touristes sont vite exorbitants.

Police/armées : Pas d'armée dans ce pays, donc forcement, beaucoup de policiers. Sur la route, ils se contentent en général de vérifier le permiso, le permis de conduire et le passeport du conducteur. Mais ils utilisent aussi pas mal le radar-pistolet.
Une première pour nous depuis que nous sommes en Amerique centrale :
un appel clair à la corruption. Le policier qui nous avait pris en train de dépasser sur une double-ligne jaune nous a proposé de faire sauter l'amende contre un petit pourboire ! ben voyons ! On lui a gentiment expliqué qu'on ne rentrerait pas dans son jeu et il nous a laissé repartir... sans amende !

Stationnement : il est assez difficile de se garer dans les villes où la circulation est dense et le nombre de places limité. Nombreux parkings gardés toutefois.

Réseau routier : Pas forcément à la hauteur de l'image que le pays essaie de donner. Même la Panaméricaine est mauvaise sur de nombreux kilomètres. Il n'y a guère que dans les environs proches de San Jose que le revêtement est correct. Et encore, la route n'est pas bien large.
D'une manière générale, les parcs de la côte sont desservis par des routes correctes, mais les parcs de montagne, eux, par de mauvaises pistes.
Attention au pont étroits (puente angosto en espagnol). Ce sont de petits ponts sur une seule voie en général. Il y a donc un "cédez le passage" dans un sens, ça peut surprendre...
Un péage unique à proximité de San Jose (prix dérisoire).
      Sur notre itinéraire :
-  la route de San Jose à Arenal (via Grecia) : revêtement bon à très bon, mais route étroite et sinueuse. Un pont fermé lors de notre passage, chemin précaire pour enjamber la rivière quelques centaines de mètres plus loin.
-  la route de Arenal à la péninsule de Nicoya (par le nord du lac) : la route faisant La Fortuna / Tilaran est très mauvaise, plus de goudron sur plusieurs centaines de mètres par moment, nids de poule profonds et nombreux. Compter 2 heures de route. Puis très bonne route de Tilaran à las Canas. Panamericaine sur 22 kilomètres (pas très bonne) puis très belle route jusqu'au nouveau pont qui traverse le Tempisque. Plus ou moins correct ensuite jusqu'à Samara (routes goudronnées jusqu'à Carillon).
-  de la Panamericaine au parc Manuel Antonio : route très sinueuse mais bonne jusqu'à la côte. Bonne route en général ensuite jusqu'à Quepos. Quelques ponts en très mauvais état, passage sur une file (ne pas trop regarder en bas !). Comme toujours, quelques nids de poule très mauvais alors que la route est excellente juste avant : ça surprend ! De Quepos à l'entrée du parc, bonne route très pentue et assez étroite. On a trouvé que ça valait vraiment le coup d'aller jusqu'au bout (voir notre page l'inventaire de toutes nos nuits).
-  de San Jose à San Isidro de El General : ça monte fort après Cartago, puisqu'on passe à plus de 3000 mètres, mais la route est plutôt bonne et pas trop serrée pour une route de montagne (on faisait environ du 50 de moyenne).
-  de San Isidro de El General à Dominical : route sinueuse et pentue, pas mal de nids de poule.
-  de Dominical à Palmar Norte : Route excellente, longeant la côte. Nombreuses plages bien préservées.
-  de Dominical à Quepos : nous ne l'avons pas fait, mais on a vu les 2 extrémités et on a bien fait de s'abstenir. C'est une piste en mauvais état. Nous avons parcouru les 3 premiers kilomètres au départ de Dominical (pour rejoindre la station essence) et on était content de ne pas avoir à faire plus...
-  de Dominical à Paso Canoa : la route longeant la côte est excellente, toute neuve. On retrouve ensuite la Panaméricaine jusqu'à la frontière : très correcte.

Essence : A peu près le même tarif qu'au Nicaragua, donc cher. Le regular ne serait pas de bonne qualité, sauf dans les environs de San Jose (d'après un mecanico averti).

Campingvoir notre page l'inventaire de toutes nos nuits

Problèmes mécaniques : Voir la page infos pratiques Nicaragua pour le début de l'histoire.
... on a demandé à un policier costaricien de nous aider à trouver une dépanneuse qui nous emmenerait à la première ville suffisamment importante. Le lendemain, prévue à 8 h, la "dépanneuse" est arrivée avec quelques heures de retard. En fait, c'était une vraie dépanneuse pour petite berline, mais certainement pas pour nous. On a tout essayé (et n'importe quoi en particulier) pour finir par se rendre à l'évidence : il n'y avait pas d'autre solution que de se faire tracter avec une chaîne (encore une fois) et jusqu'à Liberia cette fois-ci, soit sur environ 75 km. Bilan : on est arrivé sains et saufs, mais j'ai perdu quelques litres de sueur pendant les 2 heures et demi de tractage. De cette expérience, je retiens qu'il faut toujours regarder attentivement ce qu'ils font (où ils fixent la chaîne par exemple). Pour eux, presque plus que pour nous, il fallait nous remorquer et ils étaient prêts à faire n'importe quoi pour y arriver. Vigilance donc pour le matériel et pour la sécurité. Pour ceux qui n'ont jamais essayé de se faire remorquer par une chaîne ou une corde, attention aux pièges : point mort (ou "N" pour les automatiques) ; démarrer le moteur si c'est possible pour avoir l'assistance au freinage et à la direction (sinon, mettre au moins le contact pour ne pas bloquer la direction et attention au freinage sans pompe à vide : c'est très dur) ; dans les côtes, c'est facile, il ne faut rien faire ; dans les descentes ou dès que le tracteur freine, il faut freiner pour tendre la corde ou la chaîne (attention danger : ne pas rouler dessus !). Pour terminer la petite histoire, nous sommes arrivés un samedi à 16 h à Liberia, juste avant la semaine sainte (pendant laquelle personne ne travaille en Amérique latine !). Le taller macanico était en fait une maison, avec un grand garage certes. Personne à notre arrivée. Une voiture se pointe enfin, avec enfants à bord. Autant dire qu'on n'était pas très rassuré pour Harvé, notre camping car. Et bien en fait, on avait tort ! Non seulement ils étaient compétents et bien équipés, mais en plus, adorables. Leur fils à prêté au nôtre une de ses voitures électriques pendant que les trois hommes se jettaient sous Harvé et essayaient de comprendre. Ils ont vite trouvé : le pot catalytique était bouché par le plomb (le regular d'ici étant très sale !). Ils l'ont decrassé à la manière forte (ils ont viré le filtre tout simplement) et nettoyé tout le tube (tubo de escapeen espagnol). Ça a pris 2 h, en comptant le plein d'eau qu'ils nous ont "obligé" à faire chez eux. Le moteur était comme neuf. On achetera un nouveau filtre à l'occasion (dès qu'on aura un peu de temps). Le remorquage nous a coûté 110$ (négocié, ça nous semblait très cher, mais les guides de voyage indiquent rarement le tarif des dépannages) et la réparation 40$ (vue la qualité du service et la gentillesse des intervenants, on n'a même pas cherché à discuter ce prix tout à fait honnête !).
Pourtant, ce n'est pas la fin de l'histoire. Nous avons dû ensuite changer les 8 bougies du moteur (une était cassée et une fendue). Et une fois que le moteur était au top de sa forme, les roues et les freins qui s'y sont mis. D'abord, on a eu une hernie avec fuite d'air à un pneu. Ensuite, ce sont les freins qui devenaient de moins en moins efficaces. Après quelques heures de route, il a fallu se rendre à l'évidence, on avait un sérieux problème. Passage chez le taller du coin à Samara, pour découvrir que toute la gomme du frein arrière droit était partie : les rivets frottaient directement sur le tambour ! le lendemain et après de longues heures d'attente, nous repartions avec des freins en bon état (c'est tellement plus agréable).
Et pour finir en beauté : une crevaison à l'arrière, constatée à Dominical. Réparée à la station essence du coin. RAS à part l'attente en plein cagnard à midi (avec attaque de moustiques pour simplifier les choses).



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