Sans doute le pays le plus
occidentalisé de
toute l'Amérique centrale, en apparence du moins.... En
fait, on
s'est rend compte, à la douane déjà,
qu'il y a une
vraie volonté de paraître en avance par rapport au
Nicaragua notamment. Les douaniers sont pointilleux, voire
zélés et les uniformes, en grand nombre,
très
propres. Pourtant, l'accrochage du matin entre 2 véhicules a
causé un arrêt total de la circulation pendant de
longues
heures à cause de l'incompétence des forces de
l'ordre et
par manque évident de leadership dans la police. Bref, on
était rassuré : on ne serait pas
dépaysé
après les autres pays d'Amérique centrale ! Il
n'y a pas
de mendicité, certes, mais encore beaucoup d'emplois
précaires. La différence avec les pays
précédents est qu'il y a ici une vraie classe
moyenne (comptant plus de la moitié de la population),
d'où les grands centres commerciaux et les tarifs
élevés pour les activités. Mais de
nombreux Nicaraguayens viennent
travailler au Costa Rica, le plus souvent au noir et pour presque rien.
Conséquence : encore beaucoup trop d'emplois
précaires au
Costa Rica malgré tout !
Argent
: 1€ = 600 colones. Le US$ est très
utilisé.
Equipement : Beaucoup de
grandes surfaces, de centres commerciaux. De nombreux produits comme
chez nous. Attention aux différences de prix : un
même
produit vendu dans un magasin lambda coutera 2 à 3 fois
moins
cher que dans une "boutique", magasin chic ressemblant à ce
que
l'on trouve dans nos galeries commerciales. De même, les prix
dans les magasins de souvenirs pour touristes sont vite exorbitants.
Police/armées :
Pas d'armée dans ce pays, donc forcement, beaucoup de
policiers.
Sur la route, ils se contentent en général de
vérifier le permiso,
le permis de conduire et le passeport du conducteur. Mais ils utilisent
aussi pas mal le radar-pistolet.
Une première pour nous depuis que nous sommes en Amerique
centrale : un
appel clair à la corruption. Le policier qui nous avait pris
en train de dépasser sur une double-ligne jaune nous a
proposé de faire sauter l'amende contre un petit pourboire !
ben
voyons ! On lui a gentiment expliqué qu'on ne rentrerait pas
dans son jeu et il nous a laissé repartir... sans amende !
Stationnement :
il est assez
difficile de se garer dans les villes où la circulation est
dense et le nombre de places limité. Nombreux parkings
gardés toutefois.
Réseau routier
: Pas forcément à la hauteur de l'image que le
pays essaie de
donner. Même la Panaméricaine est mauvaise sur de
nombreux
kilomètres. Il n'y a guère que dans les environs
proches de
San Jose
que le revêtement est correct. Et encore, la route n'est pas
bien
large.
D'une manière générale, les parcs de
la
côte sont desservis par des routes correctes, mais les parcs
de
montagne, eux, par de mauvaises pistes.
Attention au pont étroits (puente angosto
en espagnol). Ce sont de petits ponts sur une seule voie en
général. Il y a donc un "cédez le
passage" dans un
sens, ça peut surprendre...
Un péage unique à proximité de San Jose (prix
dérisoire).
Sur notre itinéraire :
- la route de San
Jose à Arenal
(via Grecia)
: revêtement bon à très bon, mais route
étroite et sinueuse. Un pont fermé lors de notre
passage,
chemin précaire pour enjamber la rivière quelques
centaines de mètres plus loin.
- la route de Arenal
à la péninsule de Nicoya (par le nord
du lac) : la route faisant La
Fortuna / Tilaran
est très mauvaise, plus de goudron sur plusieurs centaines
de
mètres par moment, nids de poule profonds et nombreux.
Compter 2
heures de route. Puis très bonne route de Tilaran
à las Canas.
Panamericaine sur 22 kilomètres (pas très bonne)
puis
très belle route jusqu'au nouveau pont qui traverse le Tempisque. Plus ou
moins correct ensuite jusqu'à Samara (routes
goudronnées jusqu'à Carillon).
- de la Panamericaine au parc Manuel Antonio
: route très sinueuse mais bonne jusqu'à la
côte.
Bonne route en général ensuite jusqu'à
Quepos.
Quelques ponts en très mauvais état, passage sur
une file
(ne pas trop regarder en bas !). Comme toujours, quelques nids de poule
très mauvais alors que la route est excellente juste avant :
ça surprend ! De Quepos
à l'entrée du parc, bonne route très
pentue et
assez étroite. On a trouvé que ça
valait vraiment
le coup d'aller jusqu'au bout (voir notre page l'inventaire de toutes nos
nuits).
- de San Jose
à San Isidro
de El General : ça monte fort après Cartago,
puisqu'on passe à plus de 3000 mètres, mais la
route est
plutôt bonne et pas trop serrée pour une route de
montagne
(on faisait environ du 50 de moyenne).
- de San
Isidro de El General à Dominical : route
sinueuse et pentue, pas mal de nids de poule.
- de Dominical
à Palmar
Norte : Route excellente, longeant la côte.
Nombreuses plages bien préservées.
- de Dominical
à Quepos :
nous ne l'avons pas fait, mais on a vu les 2
extrémités
et on a bien fait de s'abstenir. C'est une piste en mauvais
état. Nous avons parcouru les 3 premiers
kilomètres au
départ de Dominical
(pour rejoindre la station essence) et on était content de
ne pas avoir à faire plus...
- de Dominical
à Paso Canoa
: la route longeant la côte est excellente, toute neuve. On
retrouve ensuite la Panaméricaine jusqu'à la
frontière : très correcte.
Essence : A
peu près le même tarif qu'au Nicaragua, donc cher.
Le regular
ne serait pas de bonne qualité, sauf dans les environs de
San Jose (d'après un mecanico
averti).
Camping : voir notre
page l'inventaire de
toutes nos nuits
Problèmes
mécaniques : Voir la page infos pratiques Nicaragua
pour le début de l'histoire.
... on a demandé à un
policier costaricien de nous aider à trouver une
dépanneuse qui nous emmenerait à la
première ville suffisamment importante. Le lendemain,
prévue à 8 h, la
"dépanneuse" est arrivée avec quelques heures de
retard. En fait, c'était une vraie dépanneuse
pour petite berline, mais certainement pas pour nous. On a tout
essayé (et n'importe quoi en particulier) pour finir par se
rendre à l'évidence : il n'y avait pas d'autre
solution que de se faire tracter avec une chaîne (encore une
fois) et jusqu'à Liberia
cette fois-ci, soit sur environ 75 km. Bilan : on est
arrivé sains et saufs, mais j'ai perdu quelques litres de
sueur pendant les 2 heures et demi de tractage. De cette
expérience, je retiens qu'il faut toujours
regarder
attentivement ce qu'ils font (où ils fixent la
chaîne par exemple). Pour eux, presque plus que pour nous, il
fallait nous remorquer et ils étaient prêts
à faire n'importe quoi pour y arriver. Vigilance donc pour
le matériel et pour la sécurité. Pour
ceux qui n'ont jamais essayé de se faire remorquer par une
chaîne ou une corde, attention aux pièges : point
mort (ou "N" pour les automatiques) ; démarrer le moteur si
c'est possible pour avoir l'assistance au freinage et à la
direction (sinon, mettre au moins le contact pour ne pas bloquer la
direction et attention au freinage sans pompe à vide : c'est
très dur) ; dans
les côtes, c'est facile, il ne faut rien faire ; dans les
descentes ou dès que le tracteur freine, il faut freiner
pour tendre la corde ou la chaîne (attention danger : ne pas
rouler
dessus !). Pour terminer la petite histoire, nous sommes
arrivés un samedi à 16 h à
Liberia, juste avant la semaine sainte (pendant laquelle personne ne
travaille en Amérique latine !). Le taller macanico
était en fait une maison, avec un grand garage certes.
Personne à notre arrivée. Une voiture se pointe
enfin, avec enfants à bord. Autant dire qu'on
n'était pas très rassuré pour
Harvé, notre camping car. Et bien en fait, on avait tort !
Non seulement ils étaient compétents et bien
équipés, mais en plus,
adorables. Leur fils à prêté au
nôtre une de ses voitures électriques pendant que
les trois hommes se jettaient sous Harvé et essayaient de
comprendre. Ils ont vite trouvé : le pot catalytique
était bouché par le plomb (le regular d'ici
étant
très sale !). Ils l'ont decrassé à la
manière forte (ils ont viré le filtre tout
simplement) et nettoyé tout le tube (tubo de escapeen
espagnol). Ça a pris 2 h, en comptant le plein d'eau qu'ils
nous
ont "obligé" à faire chez eux. Le moteur
était
comme neuf. On
achetera un nouveau filtre à l'occasion (dès
qu'on aura un peu de temps). Le remorquage nous a
coûté
110$ (négocié, ça nous semblait
très cher,
mais les guides de voyage indiquent rarement le tarif des
dépannages) et la réparation 40$
(vue la qualité du service et la gentillesse des
intervenants,
on n'a même pas cherché à discuter ce
prix tout
à fait honnête !).
Pourtant, ce n'est pas la fin de l'histoire. Nous avons dû
ensuite changer les 8 bougies du moteur (une était
cassée
et une fendue). Et une fois que le moteur était au top de sa
forme, les roues et les freins qui s'y sont mis. D'abord, on a eu une
hernie avec fuite d'air à un pneu. Ensuite, ce sont les
freins
qui devenaient de moins en moins efficaces. Après quelques
heures de route, il a fallu se rendre à
l'évidence, on
avait un sérieux problème. Passage chez le taller du coin
à Samara,
pour découvrir que toute la gomme du frein
arrière droit
était partie : les rivets frottaient directement
sur le
tambour ! le lendemain et après de longues heures d'attente,
nous repartions avec des freins en bon état (c'est tellement
plus agréable).
Et pour finir en beauté : une crevaison à
l'arrière, constatée à Dominical.
Réparée à la station essence du coin.
RAS à
part l'attente en plein cagnard à midi (avec attaque de
moustiques pour simplifier les choses).