Le Mexique change rapidement et ce que
l'on trouve
à son sujet est bien souvent déjà
obsolète.
Comme de nombreux pays considérés comme "en voie
de
développement", tout y bouge très vite et d'une
année sur l'autre, les bureaux changent de place, les
stations
services s'ouvrent et se ferment. Voici
toutefois ce
que nous avons constaté sur notre trajet et qui peut servir.
Argent : 1€
= 12,5 pesos. Nous
n'avons pas été
limité à 3000 pesos (comme
c'était le cas récemment encore), mais
à 3500, ce qui correspond au plafond de notre
carte.
Equipement : globalement, les achats faits à San Diego
(Etats-Unis) avant de s’engager dans ce que nous croyons
être "la jungle", se sont
révélés
parfaitement inutiles. On trouve de tout au Mexique... et souvent moins
cher. D’autant que les produits en vente (grandes surfaces et
marchés) ressemblent plus à ce que l'on trouve
chez nous
qu'aux Etats-Unis (enfin du vrai pain !). Se renseigner
malgré
tout pour certains produits, plus chers en grande surface que
dans les magasins spécialisés (eau en bouteille,
équipements auto, alimentation pour
bébé dans les
pharmacies). Attention,
le Mexique n'est plus une destination bon marché comme
c'était le cas encore récemment, surtout le
Yucatan !
Police/armées
: malgré toutes les mises en garde, la corruption, si elle
existe, n'est pas flagrante. Nous n'en avons pas fait les
frais en tout cas et les rapports
que
nous avons eus avec ces services n'ont pas été
très
différents de ce que nous connaissons en Europe. Les amendes
ont fait l'objet de procès-verbaux officiels et aucune
"facilité" n'a été demandée.
Il
y a
beaucoup de points de contrôle de l'armée. On ne
nous a
jamais demandé quoi que ce soit (sauf une fois, des piles
!). Ces contrôles
sont
destinés à intercepter les trafics de drogue et
d'armes et les consignes sont de laisser les touristes en paix.
Attention, un
accrochage
peut donner lieu à une amende (si un
policier en est témoin).
Nous avons été arrêtés une
fois par deux
motards. Ils ont vérifiés nos papiers
et sont repartis aussitôt.
Stationnement : dans certaines villes,
les rues
sont
très étroites et il n'est pas toujours possible
de faire
demi-tour. Dans les villes coloniales, nous privilégions le
stationnement à
l'extérieur
du centre et nous prenons le bus (très bon marché
et
très efficace).
Réseau routier : les
grands axes sont en bon état, voire très bon
état. Les limitations de vitesse sont assez basses, mais pas
du tout respectées par les Mexicains. Pourtant, il y a pas
mal de "pièges" sur les routes : les fameux topes tout
d’abord (dos d’âne), souvent pas ou mals
indiqués, les piétons ou les animaux qui se
trouvent là, les refus de priorités (pas
d’arrêt au stop par exemple), les gens qui
remontent sur le côté à contresens,
etc. Bref, pas mal de bonnes raisons pour ne pas rouler aussi vite que
les tochtones. Pour résumer, comportement très
latin sur les routes (au moins, on connaît !). Ah oui,
attention, les autoroutes reviennent assez cher (mais on n’a
pas très bien compris pour quelles portions on payait). A
titre
indicatif, nous avons payé 300 pesos pour parcourir les 300
km séparant Zacatecas de Guanajuato (bon, c’est
vrai que nous payons plus cher car on a un double essieu à
l’arrière, mais quand même !).
Essence :
avec le monopole, pas de questions à se poser. Ici, toute
l’essence est chez Pemex.
Entreprise nationale présente presque partout,
sauf quelques classiques à anticiper (parfois plus de 200 km
sans station). On y trouve du Magna,
du Premium
(pour le sin plomo)
et du gasoil. Le prix est le même partout et les
augmentations se
font en général le dernier jour du mois
à minuit.
Les Pemex
sont
très fonctionnelles, en plus de l’essence, on y
trouve de quoi regonfler les pneus (attention, le mano est
gradué en PSI !), de l'huile moteur, transmission et autres
fluides importants. Il est toujours possible de
s’y garer pour passer la nuit. Il y a souvent un petit
magasin (comme on trouve en France). Remarque : chaque point de
remplissage est équipé d’un tuyau
d’eau, mais le débit est faible. On peut toujours
demander à l’utiliser pour remplir le
réservoir de quelques litres, mais si on en veut 150, mieux
vaut être patient !
Camping : voir notre
page l'inventaire de
toutes nos nuits
Problèmes
mécaniques :
Les Mexicains accordent beaucoup d'importance à leur
voiture. On
ne voit pas que des vieux machins recouverts de poussière,
comme
on pourrait l'imaginer. Il y a beaucoup de très belles
voitures
(même dans les quartiers pauvres !) et les stations de lavage
ont
pas mal de succès (on passe vraiment pour des farfelus avec
notre camping-car poussiéreux !). Tout cela pour dire qu'il
y a
de nombreux garages (mecanico
ou taller mecanico
en
espagnol) et ce, dans le moindre petit hameau. On trouve donc de
tout, la main-d'oeuvre est très bon marché et de
l'avis
général, les mécanos sont
très performants.