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20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu

Dernière mise à jour : le 2 avril 2006
INFOS PRATIQUES concernant le Mexique

    Le Mexique change rapidement et ce que l'on trouve à son sujet est bien souvent déjà obsolète. Comme de nombreux pays considérés comme "en voie de développement", tout y bouge très vite et d'une année sur l'autre, les bureaux changent de place, les stations services s'ouvrent et se ferment. Voici toutefois ce que nous avons constaté sur notre trajet et qui peut servir.

Argent : 1€ = 12,5 pesos. Nous n'avons pas été limité à 3000 pesos (comme c'était le cas récemment encore), mais à 3500, ce qui correspond au plafond de notre carte.

Equipement : globalement, les achats faits à San Diego (Etats-Unis) avant de s’engager dans ce que nous croyons être "la jungle", se sont révélés parfaitement inutiles. On trouve de tout au Mexique... et souvent moins cher. D’autant que les produits en vente (grandes surfaces et marchés) ressemblent plus à ce que l'on trouve chez nous qu'aux Etats-Unis (enfin du vrai pain !). Se renseigner malgré tout pour certains produits, plus chers en grande surface que dans les magasins spécialisés (eau en bouteille, équipements auto, alimentation pour bébé dans les pharmacies). Attention, le Mexique n'est plus une destination bon marché comme c'était le cas encore récemment, surtout le Yucatan !

Police/armées : malgré toutes les mises en garde, la corruption, si elle existe, n'est pas flagrante. Nous n'en avons pas fait les frais en tout cas et les rapports que nous avons eus avec ces services n'ont pas été très différents de ce que nous connaissons en Europe. Les amendes ont fait l'objet de procès-verbaux officiels et aucune "facilité" n'a été demandée.
Il y a beaucoup de points de contrôle de l'armée. On ne nous a jamais demandé quoi que ce soit (sauf une fois, des piles !). Ces contrôles sont destinés à intercepter les trafics de drogue et d'armes et les consignes sont de laisser les touristes en paix.
Attention, un accrochage peut donner lieu à une amende (si un policier en est témoin).
Nous avons été arrêtés une fois par deux motards. Ils ont vérifiés nos papiers et sont repartis aussitôt.

Stationnement : dans certaines villes, les rues sont très étroites et il n'est pas toujours possible de faire demi-tour. Dans les villes coloniales, nous privilégions le stationnement à l'extérieur du centre et nous prenons le bus (très bon marché et très efficace).

Réseau routier : les grands axes sont en bon état, voire très bon état. Les limitations de vitesse sont assez basses, mais pas du tout respectées par les Mexicains. Pourtant, il y a pas mal de "pièges" sur les routes : les fameux topes tout d’abord (dos d’âne), souvent pas ou mals indiqués, les piétons ou les animaux qui se trouvent là, les refus de priorités (pas d’arrêt au stop par exemple), les gens qui remontent sur le côté à contresens, etc. Bref, pas mal de bonnes raisons pour ne pas rouler aussi vite que les tochtones. Pour résumer, comportement très latin sur les routes (au moins, on connaît !). Ah oui, attention, les autoroutes reviennent assez cher (mais on n’a pas très bien compris pour quelles portions on payait). A titre indicatif, nous avons payé 300 pesos pour parcourir les 300 km séparant Zacatecas de Guanajuato (bon, c’est vrai que nous payons plus cher car on a un double essieu à l’arrière, mais quand même !).

Essence : avec le monopole, pas de questions à se poser. Ici, toute l’essence est chez Pemex. Entreprise nationale présente presque partout, sauf quelques classiques à anticiper (parfois plus de 200 km sans station). On y trouve du Magna, du Premium (pour le sin plomo) et du gasoil. Le prix est le même partout et les augmentations se font en général le dernier jour du mois à minuit. Les Pemex sont très fonctionnelles, en plus de l’essence, on y trouve de quoi regonfler les pneus (attention, le mano est gradué en PSI !), de l'huile moteur, transmission et autres fluides importants. Il est toujours possible de s’y garer pour passer la nuit. Il y a souvent un petit magasin (comme on trouve en France). Remarque : chaque point de remplissage est équipé d’un tuyau d’eau, mais le débit est faible. On peut toujours demander à l’utiliser pour remplir le réservoir de quelques litres, mais si on en veut 150, mieux vaut être patient !

Camping : voir notre page l'inventaire de toutes nos nuits

Problèmes mécaniques : Les Mexicains accordent beaucoup d'importance à leur voiture. On ne voit pas que des vieux machins recouverts de poussière, comme on pourrait l'imaginer. Il y a beaucoup de très belles voitures (même dans les quartiers pauvres !) et les stations de lavage ont pas mal de succès (on passe vraiment pour des farfelus avec notre camping-car poussiéreux !). Tout cela pour dire qu'il y a de nombreux garages (mecanico ou taller mecanico en espagnol) et ce, dans le moindre petit hameau. On trouve donc de tout, la main-d'oeuvre est très bon marché et de l'avis général, les mécanos sont très performants.




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