LES DÉROUTÉS . com
 
20 mois en vadrouille de San Francisco à la Terre de Feu

Dernière mise à jour : le 9 avril 2006
INFOS PRATIQUES concernant le Nicaragua

    Après 3 jours de route depuis le Lago de Atitlan au Guatemala, 3 frontières et 2 pays traversés, le dépaysement est réel. Première très mauvaise route depuis le début. Le nord nous a paru très difficile, c'est pourquoi nous n'y sommes pas restés. Les dégâts de l'ouragan Mitch de 1998 sont encore très visibles. Beaucoup d'infrastructure touchées sont restées à terre. D'autre part, le pays est très sale, jonché de sacs plastiques principalement. Un petit arrière goût de l'Afrique noire de ce point de vue. Un bon nombre de centres aérés, malgré tout, dès les environs de Managua. La plupart sont payants, mais les tarifs sont très bas : de l'ordre de 30 cordobas l'entrée en général et l'on peut souvent y rester pour la nuit. Pratique donc.

Argent
: 1€ = 19 cordobas.

Equipement : malgré la pauvreté des campagnes, les villes sont assez occidentalisées et les centres commerciaux en conséquence. On a vu des supermarchés, boutiques d'informatique très bien équipées, etc.

Police/armées: à part notre sympathique rencontre à la douane (voir la page passages de frontière), pas de problème particulier ici. Forte présence des forces de l'ordre (pas étonnant, vu l'histoire du pays...). Beaucoup de personnels de la sécurité civile (comme au Guatemala). Impressionnants avec leur énormes fusils.

Stationnement : on a toujours trouvé de l'ombre dans les centres aérés et les parcs. En ville, il y a de la place (peu de voitures particulières). Les rues sont assez larges en général, mais forcément, plus dur de trouver de l'ombre.


Réseau routier : les 80 kilomètres après Guasaule sont très mauvais. Catastrophiques sur 10 kilomètres environ, puis très bon revêtement et route très droite, mais avec des pièges qui surgissent sans prévenir. En gros, sur les 10 premiers kilomètres, seuls les ponts (construits par le Japon !) sont en très bon état. Ensuite, ce sont eux les pièges (revêtement épouvantable, marches, trous, etc.). Un français vivant là-bas nous a donné une explication : une partie de l'argent consacré à la construction de la route s'est volatilisé et la route n'a pas pu être achevée.

Essence : on a fait le plein avant d'arriver au Nicaragua (et on a bien fait !). Au moins 30% plus cher ici. En plus, le regular est de bien piètre qualité ! (voir plus loin)

Campingvoir notre page l'inventaire de toutes nos nuits

Problèmes mécaniques : Et pas des moindre ! Pendant notre excursion à Majagual (mauvaise piste), on a commencé à sentir que le moteur avait du mal. On a même fini la côte grâce à un tracteur qui passait par là. En repartant de San Juan del Sur pour aller vers Rivas, il a fallu se rendre à l'évidence : on avait une sérieuse perte de puissance (aucune pêche en accélérant et la moindre côte était insurmontable). J'ai changé le filtre d'essence et le filtre à air (ce qui n'était pas inutile d'ailleurs), mais pas d'amélioration. Retour à San Juan donc, pour trouver un taller mecanico (en français : atelier de mécanique). Rien de bien concluant. Un mecanico plus habitué aux machines agricoles qu'à notre engin a tout de même regardé. On a passé une heure et demi à essayer de démonter chacune des huit bougies. Deux sont restées inaccessibles. On les a bien nettoyées, mais rien de mieux. Avec le peu de puissance qu'il restait, on a décidé de rouler jusqu'à Rivas (30 kilomètres), mais quelle déception en arrivant là-bas : même constat qu'à San Juan : le moteur n'inspirait personne. La plupart des gens que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il valait mieux aller au Costa Rica car les moteurs étaient plus récents qu'au Nicaragua, où l'on ne connaissait que les vieilles Japonaises (c'est vrai qu'on en a vu beaucoup). Direction le Costa Rica donc, soit quelques 35 kilomètres de plus. On a fait les 30 premiers, mais dans la côte, peu avant d'arriver à la frontière, impossible de continuer. On s'est arrêté sur le bord de la route jusqu'à ce qu'une dépanneuse (en fait une camionnette avec une chaîne, c'est tout ce qu'on a trouvé...) nous amène jusqu'à la frontière (20$ pour 5 kilomètres ! mais avait-on le choix ?). Voir notre page passages de frontière pour les détails croustillants de celle-ci... et la page infos pratiques Costa Rica pour la suite de l'histoire...



accueil - kisomnou - notre roulottenos carnets/diaporama - graines de baroud' - infos pratiques - nous contacter