Après 3 jours de route depuis
le Lago de Atitlan
au Guatemala, 3 frontières
et 2 pays traversés, le dépaysement est
réel.
Première très mauvaise route depuis le
début. Le
nord nous a paru très difficile, c'est pourquoi nous n'y
sommes
pas restés. Les dégâts de l'ouragan Mitch
de 1998 sont encore très visibles. Beaucoup d'infrastructure
touchées sont restées à terre. D'autre
part, le
pays est très sale, jonché de sacs plastiques
principalement. Un petit arrière goût de l'Afrique
noire
de ce point de vue. Un bon nombre de centres
aérés,
malgré tout, dès les environs de Managua.
La plupart sont payants, mais les tarifs sont très bas : de
l'ordre de 30 cordobas l'entrée en
général et l'on
peut souvent y rester pour la nuit. Pratique donc.
Argent
: 1€ = 19 cordobas.
Equipement : malgré la
pauvreté des campagnes, les villes sont assez
occidentalisées et les centres commerciaux en
conséquence. On a vu des supermarchés,
boutiques
d'informatique très bien équipées, etc.
Police/armées:
à part notre sympathique rencontre à la douane
(voir la page passages
de frontière),
pas de problème particulier ici. Forte présence
des
forces de l'ordre (pas étonnant, vu l'histoire du pays...).
Beaucoup de personnels de la sécurité civile
(comme au
Guatemala). Impressionnants avec leur énormes fusils.
Stationnement : on
a toujours
trouvé de l'ombre dans les centres
aérés et les
parcs. En ville, il y a de la place (peu de voitures
particulières). Les rues sont assez larges en
général, mais forcément, plus dur de
trouver de
l'ombre.
Réseau routier : les 80
kilomètres après Guasaule sont
très mauvais. Catastrophiques sur 10 kilomètres
environ, puis très bon revêtement et route
très
droite, mais avec des pièges qui surgissent sans
prévenir. En gros, sur les 10 premiers
kilomètres, seuls
les ponts (construits par le Japon !) sont en très bon
état. Ensuite, ce sont eux les pièges
(revêtement
épouvantable, marches, trous, etc.). Un français
vivant
là-bas nous a donné une explication : une partie
de
l'argent consacré à la construction de la route
s'est
volatilisé et la route n'a pas pu être
achevée.
Essence : on
a fait le plein avant d'arriver au Nicaragua (et on a bien fait !). Au
moins 30% plus cher ici. En plus, le regular est de bien
piètre qualité ! (voir plus loin)
Camping : voir notre
page l'inventaire de
toutes nos nuits
Problèmes
mécaniques : Et pas des moindre ! Pendant
notre excursion à Majagual
(mauvaise piste), on a commencé à sentir que le
moteur
avait du mal. On a même fini la côte
grâce à
un tracteur qui passait par là. En repartant de San Juan del Sur
pour aller vers Rivas,
il a fallu se rendre à l'évidence : on avait une
sérieuse perte de puissance (aucune pêche en
accélérant et la moindre côte
était
insurmontable). J'ai changé le filtre d'essence et le filtre
à air (ce qui n'était pas inutile d'ailleurs),
mais pas
d'amélioration. Retour à San Juan donc, pour
trouver un taller
mecanico (en français : atelier de
mécanique). Rien de bien concluant. Un mecanico
plus habitué aux machines agricoles qu'à notre
engin a
tout de même regardé. On a passé une
heure et demi
à essayer de
démonter chacune des huit bougies. Deux sont
restées
inaccessibles. On les a bien nettoyées, mais rien de mieux.
Avec
le peu de puissance qu'il restait, on a décidé de
rouler
jusqu'à Rivas
(30 kilomètres), mais quelle
déception en arrivant là-bas : même
constat qu'à San
Juan
: le moteur n'inspirait personne. La plupart des gens que nous avons
rencontrés nous ont dit qu'il valait mieux aller au Costa Rica car les
moteurs étaient plus récents qu'au Nicaragua,
où l'on ne connaissait que les vieilles Japonaises (c'est
vrai qu'on en a
vu beaucoup). Direction le Costa Rica donc, soit quelques 35
kilomètres de plus. On a fait les 30 premiers, mais dans la
côte, peu avant d'arriver à la
frontière,
impossible de continuer. On s'est arrêté sur le
bord de la
route jusqu'à ce qu'une dépanneuse (en fait une
camionnette avec une chaîne, c'est tout ce qu'on a
trouvé...) nous amène jusqu'à la
frontière
(20$ pour 5 kilomètres ! mais avait-on le choix ?). Voir
notre
page passages
de frontière
pour les détails croustillants de celle-ci... et la page infos
pratiques Costa Rica pour la suite de l'histoire...