LES
DÉROUTÉS . com
20 mois en vadrouille de
San Francisco à la Terre de Feu
D'UN
PAYS A L'AUTRE et petites tracasseries associées
Afin d'avoir plusieurs
cordes à notre arc, nous avons avec nous les papiers
suivants :
- une carte d'identité chacun,
- un passeport chacun (obligatoire pour les usa, même les
bébés), nous avons aussi fait figurer les enfants
sur nos
passeports,
- un permis de conduire national et international (valable 3 ans)
Nous ne gardons pas tous les papiers au même endroit, au cas
où...
Pour faciliter les choses et éviter la paperasse en
Amérique centrale, nous
n'utilisons pas les passeports des enfants lorsque c'est possible. Seul
regret : ils garderont un passeport moins impressionnant pour de petits
baroudeurs, mais tant pis !
On nous a demandé de nombreuses photocopies aux
frontières. Heureusement, on peut toujours les faire pour
l'équivalent de quelques centimes d'euros.
Prévoir de la
petite monnaie pour ça. Dollars acceptés en
général.
DES USA au MEXIQUE (31/12/06),
du MEXIQUE au BELIZE (13/03/06),
du BELIZE au GUATEMALA (13/03/06),
du GUATEMALA au SALVADOR (29/03/06),
du SALVADOR au HONDURAS (30/03/06),
du HONDURAS au NICARAGUA (30/03/06),
du NICARAGUA au COSTA RICA (08/04/06),
du COSTA
RICA à PANAMA (14/05/06),
du PANAMA à la COLOMBIE (27/05/06) : voir notre page
spéciale : traversée
en bateau,
de la COLOMBIE
à l'EQUATEUR (14/06/06),
de
l'EQUATEUR au PEROU (28/06/06),
Entre
PEROU, BOLIVIE, CHILI, ARGENTINE et BRESIL (juillet 2006 à
avril 2007).
Notre
entrée au Mexique par les Etats-Unis :
Pas de
problème "théoriquement" pour entrer au Mexique
depuis les Etats-Unis. Le flot est dense et bien rythmé. Ne
faites donc pas comme nous, si vous passez du 1er coup sans
halte, continuez, vous trouverez plus loin tout ce qu'il faut pour
faire vos papiers et de toutes façons, il n'est pas
illégal de rouler jusqu'à Ensenada sans carte
touristique
et sans permiso
de vehiculo
(ce dernier n'est d'ailleurs pas obligatoire dans tout le nord du
Mexique, dont la Basse Californie).
Nous avons passé la frontière une
première fois
à Tijuana
où il y a beaucoup de monde et une
deuxième fois 15 ou 20 km plus à l'est
(après
s'être fait refoulé lors de notre
deuxième passage
à Tijuana,
pour un problème de validité de plaque
d'immatriculation).
Pour
éviter de se
faire remarquer, passer d'abord la frontière,
puis s'arrêter un peu plus loin et revenir à pied
rendre
les cartes d'immigation aux douaniers américains. On doit
pouvoir aussi les
envoyer, mais dans tous les cas, ne pas oublier de les rendre avant la
limite des 3 mois, sinon, on est marqué au point rouge !
Les
permis
individuels s'achètent dans les bureaux d'immigration
(Ensenada
notamment).
Attention, vérifiez que le douanier mette
bien le
cachet sur chaque passeport. Ca paraît évident,
mais pour
nous, ils ont oublié et ça nous a posé
des
problèmes par la suite. Nous avons acheté le permiso
de vehiculo
à la
Paz,
au niveau de l'embarcadère à Pichilingue. Il est valable 10 ans
! bien demander à le conserver en sortant du territoire, on
n'est pas obligé de le rendre !
Du
Mexique au Belize, par Chetumal :
Nous n'avons pas tout compris, alors on ne va pas
généraliser, voilà notre
expérience. Nous
sommes arrivé à la douane mexicaine, à
laquelle
nous avons dû rendre nos cartes d'immigration (bureau
à
droite juste avant la douane). Là on nous a un peu
chahutés parce que nous n'avions pas les cachets du Mexique
sur
nos passeports (voir ci-dessus). Mais après 10 minutes de
pourparlers, le douanier nous a laissé continuer (on
quittait
le Mexique, de toutes façons). Entre les deux postes de
douane,
on s'est fait un peu assaillir par les "nettoyeurs" qui pour
10$ donnent un certificat sanitaire. On a bien fait de passer
outre, on ne nous a rien demandé à la douane
bélizienne ! Nous avons rempli les cartes d'immigration et
on n'a
rien payé ! cela dit, on a bien dit que nous
étions en
transit et d'ailleurs, notre cachet était valable 24 heures
seulement.
Même pour le véhicule, notre carte grise
temporaire
périmée a fait l'affaire, il a juste fallu
raconter que
nous attendions la carte définitive pour dans quelques jours
(ce
qui est presque vrai...)
En résumé, 45 minutes et 0$ pour
celle-là, mais
l'aventure n'est pas fini, la prochaine dans quelques heures !
Du
Belize au Guatemala :
Un passage obligé, truffé de revendeurs,
inspecteurs
sanitaires et changeurs de monnaie, possédant badges et
installations en dur. Pourtant, rien de tout cela n'est
étatique, pas même l'"inspecteur" qui essaie de
facturer sa
visite dans le camion, ou le "fulmigénisateur" qui vous
court
après
si vous ne vous arrêtez pas, prétexant que son
papier est
obligatoire pour faire transiter un véhicule.
Côté
Belize, nous avons payé 15 US$ par personne (taxe de sortie,
mais ça, on était au courant).
Côté
Guatemala, nous avons payé 10 quetzales par adulte
à la
douane, bien que cette taxe n'ait rien d'officiel (nous avons
rencontré des gens qui n'ont rien payé). Pour le
camping
car, la facture fut de 40 quetzales, celle-là est officielle
par contre (on paie à un guichet de banque, avec
reçu).
Mais là, ce n'est pas fini, qu'on se le dise ! Il y a un
pont
juste derrière la frontière et au bout de ce
pont, un
péage. On nous a demandé 50 quetzales (soit
disant une
taxe
de la municipalité, avec un reçu qui ne ressemble
à rien). On a d'abord refusé de payer et on a
bloqué le passage pendant au moins 15 minutes. Le gars,
énervé, a été chercher un
représentant de la municipalité qui a
commencé
à franchement s'exciter. Nous avons donc
décidé de
payer... mais on ne regrette pas d'avoir insisté, car on a
appris plus tard que cette taxe n'est que de 20 quetzales environ
normalement. Il s'agit d'une taxe municipale, une sorte de droit de
passage sur la commune.
Du Guatemala au San
Salvador (à
la Hachadura) :
On est arrivé tôt et on a bien fait ! Pour rendre
le permiso de vehiculo
côté Guatemala, pas de problème ! Pour
l'immigration, ça va vite aussi des 2
côtés (les
bureaux sont côte-à-côte). On n'a rien
eu à
payer. Là où ça se complique, c'est
pour le permiso de
vehiculo
pour le Salvador. Il est gratuit, mais qu'est ce qu'on y laisse comme
énergie ! Le douanier que nous avons eu était mou
comme
tout. Une heure et demi au total pour obtenir le bout de papier
magique. Nous avons demandé un permiso normal (60
jours) car on était pas sûrs de ressortir dans les
délais du permiso
de transito
(24 heures). Vu le temps qu'on a perdu, on aurait peut-être
dû essayer ! Encore une fois, une fois la
frontière
passée, taxe municipale de 5US$ que l'on nous a fait payer
devant le douanier (comme quoi, ils ne se cachent même pas
pour
ça).
Du
Salvador au Honduras (à el
Amatillo) :
On ne peut pas traverser l'Amerique Centrale sans passer par le
Honduras, ce qui est fort dommage quand on a
décidé de ne
pas s'y arrêter. Bilan pour nous : 52US$ et 3 heures et demi
à la frontière pour faire les 2 heures de route
qui nous
ont mené jusqu'au Nicaragua. Bref, on s'en serait bien
passé !
Mais
quel bordel ! ils sont désorganisés et en
général incompétents. On paie des
sommes
astronomiques même pour traverser (finalement, vaut
peut-être mieux
prendre un ferry du Salvador au Nicaragua...).
1 ou 2 kilomètres avant la frontière, on rend le permiso
au Salvador (rapide, malgré les 2 photocopies à
faire sur
place). Ensuite, direction l'immigration où là
aussi,
c'est assez rapide (les 2 étant colocalisées, on
gagne du
temps). On a payé 3US$ par personne pour la carte
touristique.
On reprend alors le véhicule pour entrer au
Honduras et
s'attaquer au problème du permiso.
Si vous arrivez vers midi, comme nous, en plus de sécher en
plein cagnard, vous aurez peut-être aussi le droit d'attendre
que
toute l'équipe revienne du déjeuner (la pause
repas est
longue ici...). Le permiso
de transito
n'existe pas au Honduras (pourtant, on ne doit être les seuls
à avoir eu l'idée...) et on paie 10US$ + 397
lempiras +
135 lempiras (on est donc obligé d'avoir des lempiras). Ce
qui
nous a peut-être fait gagner quelques minutes, c'est d'avoir
eu
une copie du permiso
du
Salvador avec nous (ce qui leur mâche le travail en fait...).
On
a rien compris au paiement (si ce n'est le montant de l'addition), mais
voilà les étapes : il faut d'abord se rendre dans
un
bureau qui est en pleine rue avant d'aller à la banque
où
l'on paie les 397+135 lempiras. Après, il faut repasser
à
l'administration
(ceux qui font le permiso)
et retourner à côté de la banque pour
faire enregistrer tout ça par quelqu'un qui prend son temps !
On n'a pas compté les photocopies qu'il faut faire, mais il
y en
a un paquet ! Et tout ça pour 2 heures de route !
Du
Honduras au Nicaragua (à Guasaule)
:
On a rendu le permiso
à
la douane hondurienne (rapide !). De là, on a
roulé
quelques centaines de mètres pour aboutir à un
grand
parking (très calme, peut-être parce que
c'était le
soir) situé face aux bureaux d'immigration des 2 pays.
Sortie du
Honduras : 3US$ par personne. Entrée au Nicaragua : 7US$ par
personne. Tout
c'est fait assez vite, même le permiso
qui, lui, est gratuit. Tout cela se passait trop bien. Bien que le
personnel de l'immigration nous ait donné l'autorisation de
rester sur le parking pour la nuit, un vrai/faux policier est venu
nous emmerder vers 21 heures. Contrôle des papiers, etc. Il
nous a dit que nous ne pouvions pas rester là pour
la nuit
et nous avons dû partir, de nuit, sur une route en piteux
état. Merci l'accueil !!!
Du
Nicaragua au Costa Rica (à Penas Blancas) :
Nous avions deux
handicaps qui ne nous ont pas aidés : on était en
panne (voir nos pages infos
Nicaragua et infos
Costa Rica) et on n'avait toujours pas notre titulo
définitif (carte grise), seulement un papier temporaire.
On va essayer de rester objectifs quand même...
Première étape, arrivée à
la
douane/immigration nicaraguayenne : un bâtiment unique
(devant
lequel s'arrêtent tous les bus). Il faut, avant de rentrer
dans
ce bâtiment, demander un tickete
à
l'un des douaniers qui se trouvent sur le parking et le faire
signer par un policier. Ensuite, on passe à l'immigration
pour
le passeport et les cartes touristiques (2$ par personne) et au guichet
situé à l'autre bout du bâtiment pour
rendre le permiso
(avec le tickete
récupéré sur le parking). Tout cela va
assez vite (normal : on paie et on part, sont contents !)
La douane
costaricienne se
trouve un petit kilomètre plus loin. Il y a souvent la
queue, il
faut arriver tôt le matin de
préférence. On fait
d'abord les passeports (rapide si pas trop de monde), puis commence
l'aventure pour le permiso.
D'abord il faut passer au bureau qui se trouve à
l'entrée
du bâtiment à gauche pour faire les photocopies de
certaines pièces (payantes), puis contracter la
responsabilité civile costaricienne. En effet,
même si
vous avez la meilleure couverture du monde, la loi, ici, vous oblige
à prendre une responsabilité civile costaricienne
(on a
eu beau prouver que l'on était couverts, ils n'ont rien
voulu
savoir !). Ça nous a coûté environ 6500
colones. Ensuite,
on va dans la petite cabane qui se trouve en face du
bâtiment, et
un inspecteur vérifie qu'on a bien tous les papiers et
visite le
véhicule (le nôtre nous a demandé de
tout ouvrir,
il voulait voir chaque soute...). Il signe un formulaire, qu'il faut
remplir au préalable avec des infos sur le
véhicule, et
donne un ticket de sortie. Avec le formulaire et tous les papiers, il
faut se rendre au bâtiment situé 500 m plus
loin pour se faire délivrer le permiso. Le ticket
de sortie est remis au douanier qui contrôle la circulation.
Je ne vous dit pas combien de temps on y a passé,
ça vous découragerait !
Du
Costa Rica à Panama (à Paso
Canoas)
:
Nous sommes
arrivés à Paso
Canoas
un dimanche vers 15 heures. De l'avis du douanier, c'est le moment le
plus calme, et donc, celui où on attend le moins. Ce fut
notre
frontière la plus rapide (1 heure 30 environ) mais aussi
celle
où la corruption était le plus
présente
(côté Panama).
Les 2 postes de douane sont à 300 mètres l'un de
l'autre. Au Costa Rica, on passe à l'immigration puis on
rend le permiso
(total : 10
minutes). Pas d'enquiquineurs de ce
côté-là. On
arrive ensuite à la douane panaméenne. Un "guide"
m'a
indiqué le guichet d'immigration sans que je ne demande
rien. Il
m'a suivi. Il a été très gentil du
début
à la fin, mais a toujours essayé de me faire
acheter des
trucs dont je n'avait pas besoin. il était assez habile et
grâce à l'expérience des autres
frontières,
j'ai pu déjouer ses pièges. Il a voulu me faire
acheter
notamment des timbres "officiels-indispensables" pour l'immigration et
le permiso,
et ce, sous les
yeux des douaniers eux-même. Autant dire que leur silence
n'est
certainement pas gratuit ! Le douanier de l'immigration ne savait
presque pas lire (il a fallu lui épeler chaque nom qu'il
tapait
avec un doigt sur son ordi). Le permiso
se fait en face, et prend peu de temps comparé aux autres
pays
d'Amérique centrale. Mais le douanier a quand-même
tenté à la fin un : "si usted quiere", me tendant
la
main... puis le boss est arrivé et il s'est tut !
Après, il faut faire signer le permiso
par un douanier présent sur le parking, et là,
ça
devient fun ! Le douanier en question m'a emmené dans un
recoin,
il a regardé 20 fois les passeports et le permiso,
m'a fait pas mal de sous-entendus, avant de me dire clairement : "si
vous donnez un refresco,
les démarches seront facilitées...".
J'ai répondu que je ne voulais pas (un refresco
n'est pas un soda, comme on le pensait au départ, mais un
pourboire !). Ils sont venus à deux pour inspecter le ccar.
Ils
voulaient tout voir et se fut un peu long (environ 30 minutes), mais
ils étaient très gentils et tout s'est
très bien
passé.
De la Colombie
à l'Equateur (à Rumichaca) :
Nous avons traversé Ipiales.
A la sortie de la ville, on arrive à la douane colombienne.
Grand parking. Passeports d'abord. On rend ensuite le permiso en faisant
le tour du bâtiment. Tout cela est assez rapide.
On reprend le véhicule pour traverser le pont.
Derrière,
à gauche, on peut se garer le long du bâtiment de
la
douane équatorienne. On fait les passeports, puis commence
la
longue et besogneuse quête du permiso.
On vous confirme que le carnet de douane n'est plus demandé
en
Equateur ! Pour nous, ce fut un peu compliqué car le nouveau
système était en train d'être
installé, donc
on a dû se faire accompagner à Tulcan
par un douanier pour tout faire là-bas. Leur modernisation
va
vous rappeler quelque-chose : ils ont un nouveau programme
informatique, programmé par quelqu'un qui a la
fièvre du
menu déroulant (vous voyez ce que je veux dire ?). Le bilan
est
facile à deviner : comme la base de données n'est
pas
à jour, on ne peut pas remplir les cases correctement. Et
c'est
si bien fait que le programme n'a aucune souplesse. Je crois que j'ai
déjà vu ça chez nous.... Conclusion,
ce qui est
fait pour être rapide vous fait perdre 2 bonnes heures, le
temps
de biaiser le programme et de trouver le moyen de sortir un permiso
cohérent ! Ca a quand-même donné lieu
à un
échange sympa avec les douaniers, aussi
désabusés
que nous par ce système "occidentalisé". La
technique n'a
pas que du bon ! (mal utilisée).
De
l'Equateur au Pérou (par Macara) :
Petit poste de frontière perdu dans la montagne. Ouvert H24
contrairement à ce qui est écrit partout.
Douaniers et
policiers très sympas des 2 côtés. La
plus rapide
aussi depuis le Mexique ! Tout se passe autour du pont : immigration et
douane équatorienne avant d'enjamber le rio Chira.
De même de l'autre côté pour les
formalités
d'entrée au Pérou. Préciser bien si
vous ne
ressortez pas du Pérou en direction de l'Equateur, il faut
un permiso
un peu différent (mais gratuit également), il
doit y avoir marqué "CIT" dessus. Pour les
accès par la route à ce poste de
frontière depuis Loja,
voir notre page infos
pratiques Equateur. Attention, pensez bien à faire
le plein en Equateur, c'est 2 à 3 fois plus cher au
Pérou !
Entre
Pérou, Bolivie, Chili, Argentine et Brésil :
Pas de
difficulté
particulière. On traverse
régulièrement des no
man's land entre les pays (surtout entre l'Argentine et le Chili), de
plusieurs dizaines de km parfois !
On ne détaille pas ces passages de frontière car
ils ne
nous ont pas semblé difficiles. On s'en est sorti en
général en une heure tout compris. Quelques
remarques
générales :
- assurance obligatoire en Argentine (et il faut vraiment montrer des
papiers valables, sinon, on ne rentre pas !)
- le frigo est systématiquement fouillé lorsque
l'on
rentre au Chili. ils confisquent tout ce qui est fruit,
légume,
viande, poisson, oeufs, produits laitiers.
- le papier qui permet de circuler avec son véhicule en
Argentine (la declaration
jurada)
est parfois juste tamponné lors de la sortie du pays et cela
évite de le refaire au retour (intéressant en
Patagonie
car on fait facilement des aller-retours d'un pays à
l'autre).
On a pris l'habitude de toujours demander à le garder. En
plus,
il est valable 8 mois (ils savent que leur pays est grand et qu'on aime
s'y attarder !).
- contrôle du certificat de vaccination contre la
fièvre jaune pour entrer au Brésil depuis la
Bolivie.