LES
DÉROUTÉS . com
20 mois en vadrouille de
San Francisco à la Terre de Feu
LA
TRAVERSEE DE L'AMERIQUE CENTRALE VERS L'AMERIQUE DU SUD
Cette traversée indispensable du fait de
l'impénétrable Darien qui les sépare
est devenue
une véritable galère. Si on dénombrait
encore un
certain nombre de roro
(voir plus loin la définition)
quelques mois avant notre passage, il n'y avait à notre
arrivée (dans
ce sens),
que 2 possibilités avec ce type de bateau (à
vérifier toutefois la possibilité de rejoindre le
Brésil et le Chili) :
1/ un roro
de la NYK-Line desservant l'Equateur depuis le Costa Rica
(4/an seulement), susceptible de changer de port d'embarquement avec le
Nicaragua. Très cher.
2/ un roro
de Barwil desservant la Colombie et le
Vénézuéla depuis le Panama (1 par mois
en moyenne).
Plutôt cher.
Nous avons passé environ 2
semaines quasiment
pleines à éplucher toutes les
possibilités et nous
nous sommes finalement décidés pour le roro allant
à Cartagena
en Colombie, faute de choix abordable.
RORO ou PORTE CONTENEUR
Pour transporter un véhicule sur un bateau, il existe 2
possibilités.
1/ la formule type ferry : le bateau comporte un parking sur lequel le
véhicule est garé. C'est le Roll on roll off ou
plus communément appelé dans toutes les langues :
"roro". En général, on doit laisser les clefs
à la
compagnie qui charge elle-même le véhicule sur le
bateau,
d'où les risques importants de vol. Il est
recommandé de
prévoir un sysytème de fermeture entre la cellule
et
l'avant du ccar. Nous avons installé un grillage
(vissé
de l'intérieur de la cellule) et ça a
suffit.
Pourtant, malgré cela, beaucoup de camping car sont
visités. Les vols touchant même la vaisselle et
les habits.
2/ le conteneur : le véhicule est chargé, comme
de la
marchandise, dans un conteneur. Ce conteneur est ensuite
chargé
sur un cargo porte-conteneurs. Les possibiltés de vol sont
alors
réduites, les clefs restants en votre possession. De plus,
certains conteneurs sont scellés.
OPTIONS POSSIBLES
EN CONTENEUR
Il faut aller voir sur
les
sites des compagnies comme NYK-Line ou Grimaldi pour voir les tailles
exactes des conteneurs. La longueur est toujours de 20 ou 40 pieds. La
largeur est voisine de 2m35 (mais attention, la porte fait 3 ou 4
centimètres de moins). Attention, la hauteur est de 2m65
pour les plus petits (idem pour la
porte). Si on ne passe pas en hauteur, on peut prendre un open-top qui,
comme son nom l'indique, est ouvert en hauteur. Si on ne passe pas en
largeur, on peut prendre un flat-rack
qui lui, est ouvert sur les côtés et au dessus.
C'est une sorte de cadre en fait. Par contre, les flat-rack
sont plus difficiles à trouver et souvent assez chers. De
plus, la
"marchandise" est retenue par des câbles, ce qui
abîme souvent la
cellule. Les open-top
et les flat-rack
sont posés en haut du tas de conteneurs.
DEMARCHES
ADMINISTRATIVES (généralités)
Nous avons
passé environ 2
semaines quasiment pleines à éplucher toutes les
possibilités et nous
nous sommes finalement décidés pour le roro allant
à Cartagena
en
Colombie, faute de choix abordable. Commence alors la longue liste des
paperasses à faire.
Chez Barwil, l'agence que nous avons choisi à Panama, Evelyn
Batista nous a bien aidés. On a signé un
engagement
à l'agence (en payant une partie du prix en liquide car ils
n'ont pas la carte bleue chez Barwil !). L'agence nous a alors
donné un papier attestant que le véhicule allait
sortir
du pays. Il faut ensuite aller à la police (PTJ à
Panama)
pour avoir un permis de sortie du véhicule, puis
à la
douane pour que le propriétaire du véhicule soit
autorisé à sortir du pays sans son
véhicule
(impossible sinon). Après cela, on est retourné
à
l'agence pour payer la totalité du montant (en liquide
toujours
chez Barwil !) et avoir le "billet" du véhicule. Enfin, il
faut
aller au port d'embarquement pour enregistrer le véhicule et
le
faire inspecter.
A l'arrivée, démarches inverses, mais c'est
tellement
compliqué en Colombie, qu'il nous a fallu prendre un "guide"
(Wilmart, conseillé par la douane, très bien). On
sera
donc un peu moins précis. De toute façon,
l'exportation est toujours beaucoup plus rapide que l'importation.
DEPART DE PANAMA
Après
être allé à l'agence et avoir
payé notre
acompte, nous sommes donc allé à la PTJ
(Police... je
sais pas quoi), située sur l'Avenida de los Martires,
un peu avant les abattoirs. Il faut se garer à l'ouest de la
route et traverser à pied pour aller au bureau qui ne
ressemble
à rien de l'autre côté de l'avenue). A
l'agence,
Evelyn Batista nous avait bien précisés tous les
papiers
à donner et fait les photocopies nécessaires, ce
qui fait
gagner du temps. Ca a quand-même duré presque 3
heures
pour avoir un permiso
de sortie du pays.
Ensuite, il faur donc se rendre à la douane pour que le
passeport du propriétaire du véhicule soit
oblitéré (tampon marqué :
"autorisé
à sortir du pays sans son véhicule"). La douane
est peu
compliqué à atteindre. Il faut prendre l'Avenida ... (en
sens unique) et faire 2 fois à gauche juste avant
l'arrivée sur le Corredor Norte.
La douane, sur la gauche, n'est pas très bien
indiquée.
Il faut demander car le sens unique oblige à refaire tout le
tour si on la rate. Là, c'est beaucoup plus rapide. 2
petites
photocopies à faire et le tout est signé en 15
minutes
(s'il n'y a pas d'attente...).
Après être retourné à
l'agence, il ne reste
qu'à préparer le véhicule et aller au
port
d'embarquement. Nous avons installé un grillage pour
éviter le passage de l'avant à
l'arrière. On a
aussi ôté des soutes ce qui était un
peu
précieux (matos de plongée, outils, etc.) et on a
tout
mis à l'intérieur de telle sorte qu'on ne voit
rien par
les fenêtres, tout en ne baissant pas les stores pour montrer
que
nous n'avions rien à cacher. On a quand-même pris
avec
nous tout ce qui avait de la valeur (caméscope, DVD de
sauvegarde, ordi bien sûr, appareils photos, etc.).
Pour le port de Manzanillo
(à Colon),
compter 2 heures au départ de Ciudad de Panama.
A l'arrivée à Colon, prendre
à droite juste avant
le pont et longer les différents ports d'embarquement
jusqu'à atteindre celui de Manzanillo.
Pas facile à trouver. Il faut alors se garer au milieu des
camions et se diriger vers le grand bâtiment où
l'on voit
tous les guichets. Passer à la aduana d'abord,
puis à l'Almacenaje
pour payer (7 US$). Il faut ensuite se faire emmener jusqu'au parking
d'embarquement, où le véhicule est
inspecté par un
garde-chien (très drôle de voir le chien faire son
chaud
et la complicité avec son maître, un vrai moment
de cirque
!). On laisse ensuite les clefs sur le contact (eh oui, ça
fait
mal mais il n'y a pas le choix).
ARRIVEE A CARTAGENA
Il faut
prendre contact avec l'entreprise qui s'occupe de la
réception
du "paquet". Les formalités sont longues et je n'ai pas
compris
grand-chose. Ca m'a semblé beaucoup plus
compliqué
qu'à Panama.
J'ai pris
un "guide" qui m'a emmené sur sa moto (plusieurs
aller-retours
à faire au total). Ca coûte cher, mais
honnêtement,
je ne suis pas sûr que l'on puisse s'en passer. Bilan : 55
US$
pour l'entreprise qui s'occupe du déchargement, 60 US$ pour
le
guide et 115 US$ pour les frais de port. Rien que ça !
Forcément, il faut tout payer en liquide (même au
port,
ils ne prennent pas la carte de crédit !) et en pesos
colombiens
(alors que le prix est fixé en US$ !). Bref, allez
comprendre...
Une journée n'a pas suffit, il a fallu revenir le lendemain
pour
terminer. Total : 24 heures pour récupérer le
ccar. Le
port est assez loin du centre de Cartagena,
compter 30 minutes et le trajet est compliqué.
CONTACTS et LIENS
Voici les contacts
valables que nous avons eu pour les liaisons depuis le Costa Rica et
Panama :
- Milton Madriz
à San
José (CR) : mmadriz@barloventocr.com.
C'est un monsieur très gentil. Il semble être LA
référence au Costa Rica pour les roro.
Malheureusement,
sa société ne traite plus qu'avec NYK-Line qui
propose
des tarifs exorbitants pour Equateur (60 US$ le m3). En plus, les
bateaux sont rares (4 par an en 2006) et leur passage n'est garanti que
2 ou 3 semaines avant la date de départ.
- Evelyn Batista
à Ciudad de
Panama : Evelyn.Batista@wilhelmsen.com.
Voir ce lien
pour son éloge. Son agence (Barwil) propose un roro par mois
environ pour la Colombie et le
Vénézuéla. On a
payé 2250 US$ pour 65 m3 en ayant pas mal
négocié.
- liste
des agents de fret au
Panama : http://www.azfreight.com/contact.htm.
Existe aussi pour le Costa Rica, mais je n'ai plus lien... D'une
manière générale, il faut envoyer pas
mal de mails
pour espérer avoir une réponse. A croire que ce
genre de
fret ne les intéresse pas particulièrement.
- Sinon,
le site de Stephen Stewart (en anglais) est assez bien fait et donne
beaucoup d'éléments : http://www.xor.org.uk/silkroute/panam2006/index.html.
- Dans
l'autre sens, voir le site de Laurent et Sarah : http://carapattetdm.free.fr.
Leur contact pour faire la traversée d'Equateur vers Panama
: hriebau@transoceanica.com.ec.